Procès de djihadistes en France : Salim Benghalem l’absent le plus présent

Sept prévenus comparaissent, à partir de ce 1er décembre, pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes ». C’est le cas notamment de l’un des djihadistes les plus recherchés, le français d’origine algérienne Salim Benghalem, jugé en son absence.

Ils sont sept prévenus à comparaitre devant la justice française, à partir de ce 1er décembre 2015, pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes ». C’est le cas notamment de l’un des djihadistes les plus recherchés, le français d’origine algérienne Salim Benghalem, jugé en son absence.

Renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris, les sept hommes sont soupçonnés d’avoir participé à une filière d’acheminement de combattants vers la Syrie. Au moment de son démantèlement, fin 2013, la « filière du Val-de-Marne » n’avait alors que quelques mois d’existence. Son patron, Salim Benghalem, l’un des djihadistes français les plus hauts gradés au sein de l’organisation Etat islamique. Seuls ses six complices seront présents dans le box des accusés.

Ils répondent tous du même chef d’accusation, notamment « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Mais Salim Benghalem apparait comme de tête du réseau, Abdelmalek T. fait figure de second. Originaire du Val-de-Marne comme tous ses coprévenus, l’intéressé s’était installé très tôt en Syrie et avait pour mission d’aller chercher les recrues à la frontière turco-syrienne. Il est en contact régulier avec Younes C., ex-voisin resté en France, à qui les enquêteurs reprochent son rôle de recruteur auprès de candidats au départ.

Salim Benghalem représente, lui, une tout autre menace pour la France. Installé en Syrie depuis le printemps 2013, il est soupçonné d’avoir joué un rôle central dans l’acheminement de djihadistes français. Une responsabilité que le juge va établir durant ce procès très suivi en Ffrance et dans le monde, notamment en Syrie.