Priorité à l’alphabétisation en Afrique

Dans le cadre de l’entrée au sein de l’Union européenne de nouveaux pays, donc de nouvelles langues, un débat a été tenu, ce vendredi, par Pierre-André Wiltzer à la veille de la Journée internationale de la Francophonie. Afrik a profité de l’occasion pour interpeller le ministre français délégué à la Coopération et à la Francophonie afin d’en savoir plus sur le travail de la France pour la (sur)vie de sa langue en Afrique.

L’alphabétisation en Afrique est à repenser. Face aux lacunes sur le plan des infrastructures de l’apprentissage de la langue française, Afrik a voulu savoir ce que la Francophonie proposait comme solution pour le continent. Rencontre avec Pierre-André Wiltzer, le ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie.

Afrik : Que faites-vous pour lutter contre le faible taux d’alphabétisation en Afrique ?

Pierre-André Wiltzer : Il faut une politique adaptée à chaque situation. Il faut faire du sur mesure et non du prêt-à-porter. Je veux dire qu’il faut qu’on contribue au renforcement des systèmes éducatifs car dans certains pays, la situation s’est considérablement dégradée. Je fais par exemple allusion aux pays en guerre ou ayant traversé de grands conflits, pays dans lesquels les enseignants se sont dispersés, ont fui.

Afrik : Quelles sont les solutions que vous préconisez concrètement ?

Pierre-André Wiltzer : Comme le taux d’analphabètes dépasse largement les 50% de la population en Afrique, il faut mobiliser des moyens importants, construire des infrastructures, élaborer des programmes d’enseignements… Pour faire face à ce défi, la France ne peut pas agir seule. Nous avons besoin de la communauté internationale et de ses ressources.

Afrik : Pour que cela débouche sur quoi ?

Pierre-André Wiltzer : En septembre 2000, cela a débouché sur le programme « Education pour tous » qui consiste à assurer d’ici 2015, l’accès à l’éducation de base de tous et nous avons eu nombre de pays donateurs.

Afrik : Quels sont les pays qui en bénéficieront ?

Pierre-André Wiltzer : Il y a déjà le Burkina Faso. Aujourd’hui, seuls 40 à 45% des enfants ont accès à l’éducation dans le pays. Avec le projet « Education pour tous », nous passerons à 100%.