Présidentielle malienne (J-4) : Soumaila Cissé et ses alliés redoutent des fraudes

A seulement quelques jours de la tenue de l’élection présidentielle, la polémique enfle déjà sur l’organisation d’une fraude à grande échelle. Le candidat de l’Union pour la République et la Démocratie, Soumaila Cissé et ses alliés du Front uni pour la Démocratie et la République accusent le ministère de l’Administration territoriale de préparer un coup d’Etat électoral.

(De notre correspondant à Bamako)

Le surplus de cartes NINA (carte d’électeurs), soit environ 1,9 million, que le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités territoriales avait promis, devant les députés, de « mettre sous scellé et de les confier à la CENI », est au cœur d’une polémique. Cela à quelques jours du premier tour de la Présidentielle malienne, qui aura lieu ce 28 juillet. En effet, le Front uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et de la République (FDR), dans une déclaration publiée dans la presse cette semaine, accuse le ministre de l’administration territoriale et des collectivités territoriales de préparer un coup d’Etat électoral. Cela en détournant le vote des citoyens au profit d’un.
Pour le mouvement anti junte 1 900 000 cartes d’électeurs sans photo seraient en circulation dans le but d’être introduite dans le circuit électoral. Un véritable hold-up électoral pour faire passer le « candidat présumé des auteurs du coup d’Etat » dès le premier tour avec un taux de 50,10%, note le communiqué du FDR paru dans la presse. A la suite de la déclaration du Front uni pour la sauvegarde de la Démocratie et de la République (FDR), l’URD, la seconde force politique du pays, a adressé une correspondance au représentant du Bureau des Nations Unies à Bamako pour l’informer « des risques de fraudes électorales » à grande échelle, lors du scrutin du dimanche prochain.
Faces à ces accusations le ministre Moussa Sinko Coulibaly ne s’est pas encore officiellement prononcé. Même silence du coté de la Commission électorale nationale indépendante et de la délégation générale aux élections. La polémique ne fait que commencer.