Présidentielle malgache : les deux camps crient victoire et s’accusent de fraudes

Ce samedi, la confusion semble commencer à Madagascar, au lendemain du scrutin. En effet, les deux candidats en lice au deuxième tour de la Présidentielle, Hery Rajaonarimampianina et Jean Louis Robinson, criaient déjà victoire, s’accusant mutuellement de fraudes. Alors que les observateurs n’avaient pas encore fait état de manipulations.

Ce samedi, la confusion semble commencer à Madagascar, au lendemain du scrutin. En effet, les deux candidats en lice au deuxième tour de la Présidentielle, Hery Rajaonarimampianina et Jean Louis Robinson, crient déjà victoire, s’accusant mutuellement de fraudes. Alors que les observateurs n’ont pas encore fait état de manipulations du scrutin.

En début d’après-midi, la Commission électorale indépendante (CENIT) avait publié des résultats ne portant que sur 641 bureaux de vote sur les 20 001 que compte le pays. L’AFP relève que sur cet échantillon, non représentatif, le candidat du pouvoir en place, Hery Rajaonarimampianina, menait avec 52,08% des voix face à son adversaire, Jean Louis Robinson, poulain de l’ancien Président Marc Ravalomanana. Toutefois, les deux camps de crier déjà victoire. Jean Louis Robinson a dit à l’AFP qu’il pensait avoir fait 56% des voix, tandis que le camp de Rajaonarimampianina revendiquait entre 60 et 65%.

Ce samedi, Jean Louis Robinson a confié à l’AFP qu’ « il y a eu des fraudes massives ». Il est allé jusqu’à affirmer avoir découvert un avion entier rempli de bulletins déjà cochés en faveur de Hery Rajaonarimampianina. Selon lui, l’urne était déjà à moitié remplie de bulletins quand les gens ont commencé à voter là où est inscrit Andry Rajoelina. De même, Rinah Rakotomanga, la porte-parole d’Hery Rajaonarimampianina assure que « de notre côté, nous n’avons pas fait de fraudes, mais eux, ils en ont fait, nous avons des preuves».

Si l’AFP affirme que ni la CENIT, ni les forces de l’ordre, encore moins les observateurs internationaux contactés, n’ont constaté de telles fraudes, les deux camps commencent déjà à se regarder en chiens de faïence. « C’est un peu triste », a réagi Béatrice Atallah, présidente de la CENIT.