Présidentielle ivoirienne : le Gabon s’aligne derrière la position de l’UA et l’ONU

Le gouvernement gabonais, réuni hier en conseil des ministres a invité l’Etat de Côte d’Ivoire et le peuple ivoirien à privilégier la paix et la concorde nationale, en tenant compte de la position exprimée par l’union africaine et la résolution adoptée par l’organisation des nations unies, rapporte un communiqué du gouvernement. C’est un soutien indirect que le Gabon vient d’apporter à Alassane Ouattara.

De notre correspondant au Gabon

Le gouvernement a émis « le vœu le plus ardent de voir l’Etat de Côte d’Ivoire et le peuple ivoirien privilégier la paix et la concorde nationale, suite à la présidentielle qui a été organisée dans ce pays frère, en tenant compte de la position exprimée par l’union africaine (UA) et de la résolution adoptée par l’organisation des nations unies (ONU) », rapporte le communiqué. Ces deux institutions ont reconnu la victoire d’Alassane Ouattara, puis demandé à son conçurent Gbagbo de quitter le pouvoir.

Selon le gouvernement gabonais, la Côte d’Ivoire, aux côtés d’autres pays africains, doit continuer à participer davantage au processus engagé et irréversible d’émergence d’une Afrique qui, après les cinquante (50) premières années d’existence de plusieurs de ses Etats, doit s’affirmer sur la scène internationale nouvelle en apportant, notamment à sa jeunesse, le mieux être nécessaire, l’espoir et la fierté d’être Africain.

« En garantissant la paix partout dans le continent, l’Afrique sera plus fascinante et plus attractive, auprès des partenaires institutionnels et privés, apporteurs d’investissements directs étrangers ; lesquels ont permis l’émergence rapide des pays d’Asie et d’Amérique du Sud » souligne le texte du gouvernement.

Rappelons que la Côte d’Ivoire se trouve actuellement dans une situation confuse, avec deux présidents, deux premiers ministres et deux gouvernements. Les populations commencent à vivre très mal cette situation, avec la flambée des prix des produits de première nécessité et les difficultés d’approvisionnement. Les prix de certains produits tels que le gaz et le riz ont quasiment doublé.