Présidentielle en Algérie : quand Bouteflika accuse Benflis de « terrorisme »

Abdelaziz Bouteflika a accusé son principal rival Ali Benflis d’avoir appelé à la violence, devant le chef de la diplomatie espagnole. Pour le dirigeant algérien, c’est « du terrorisme à travers la télévision ».

Les Algériens sont appelés à élire leur Président au cours d’un scrutin où Abdelaziz Bouteflika apparaît comme le grand favori, en dépit de ses ennuis de santé qui l’ont empêché de battre personnellement campagne.

Lors de cette deuxième apparition durant la campagne électorale qui prend fin ce dimanche, Abdelaziz Bouteflika a accusé son principal rival Ali Benflis d’avoir appelé à la violence, devant le chef de la diplomatie espagnole. Pour le dirigeant algérien, c’est « du terrorisme à travers la télévision ».

Ancien homme de confiance d’Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis a appelé mercredi à la télévision les responsables locaux à ne pas s’impliquer dans d’éventuelles opérations de fraude et à « penser à préserver (leurs) familles ».

« Qu’un candidat vienne menacer les walis (préfets) et les autorités, demandant de faire attention à leurs familles (…) en cas de fraude, cela veut dire quoi ? », s’est demandé Abdelaziz Bouteflika. Le dirigeant poursuit en indiquant que c’est « du terrorisme à travers la télévision ».

Affaibli il y a un an par un AVC qui a conduit à son hospitalisation à Paris pendant près de trois mois, Abdelaziz Bouteflika, 77 ans qui a passé 15 à la tête de l’Algérie, suit une rééducation pour récupérer toutes ses facultés d’élocution et sa mobilité.