Présidentielle 2018 : un groupe de faux observateurs de Transparency International démasqués au Cameroun

Transparency International confirme n’avoir aucune mission internationale d’observation des élections au Cameroun.

« Les individus apparus dans les différents reportages diffusés dans les médias camerounais n’ont aucune affiliation avec Transparency », a révélé Patricia Moreira, directrice générale du secrétariat international de Transparency International. «Notre branche locale au Cameroun a mis sur pied un mécanisme de reporting à la portée du grand public, et en même temps, nous avons travaillé avec un réseau de citoyens pour rapporter de possibles irrégularités observées à notre représentation locale», a-t-elle ajouté. Par ailleurs dans sa note, l’institution affirme que « cet acte volontaire des personnes aperçues au Cameroun, qui se font passer pour Transparency, est inacceptable ».

Lors d’un point de presse tenu à Yaoundé le lundi 08 octobre 2018, une mission d’observation conduite par Raphaël Kalfon, qu’accompagnaient Salomon Benros, Amanda Benzikri, Nurit Greenger entre autres, a donné une communication sur la tenue des élections. Au micro de certains médias dont la Crtv, Canal 2 International et Équinoxe TV, cette délégation a révélé que le processus électoral du 7 octobre dernier a été «transparent» et «crédible».

Faisant chorus sur la bonne tenue des élections, Raphaël Kalfon et ses collègues ont noté «une évolution dans le processus électoral au Cameroun». « D’abord de grandes avancées. Quelque chose d’étonnant. C’est la première fois que j’ai vu ça au cours d’une élection: des affiches, des petites affiches en braille. Je n’ai vu ça nulle part ailleurs. En même temps, il y avait des affiches qui expliquaient merveilleusement bien le processus qui n’était pas facile. D’abord l’encre bleue qu’il fallait mettre à la fin etc… Finalement c’était très bien expliqué. J’ai trouvé, pour ma part, que les élections se sont déroulées merveilleusement bien avec des présidents et des membres du bureau, des scrutateurs très impliqués. Des représentants de chaque parti derrière les bulletins de vote très très impliqués aussi. C’était d’une grande sérénité et en même temps d’une grande émancipation».

Cependant, il faut relever que si des précisions sur l’appartenance de ces observateurs à l’organisation internationale Transparency n’ont pas été révélées, ces derniers ont reçu des accréditations d’Elecam, l’organe en charge de la gestion des élections au Cameroun.
Ces faux membres de transparency international sont en fait des personnes invitées par la fameuse « Cameroon Agence Presse ».

Le site internet de cette agence a été créé en septembre 2018 soit un mois avant les élections. Cela confirme que c’est une agence fictive créée pour un but précis. En cette période critique pour la démocratie au Cameroun, Transparency International et Transparency International Cameroon exhortent tous les partis politiques et les médias à agir de manière responsable et intègre dans leurs communications autour de l’élection et de ses résultats.

Suite donc à cette situation qui n’honore pas notre pays, le candidat du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun), Maurice Kamto envisage de porter plainte au Minadt (Ministère de l’Administration territoriale) et à la chaîne nationale CRTV (Cameroon Radio & Television).