Prescrire proscrit une liste de médicaments pour enfant !

Nombreux sont les médicaments à avoir été indexé par la revue Prescrire, notamment pour des insuffisances d’informations sur la notice ou des emballages dangereux, particulièrement pour les enfants.

La revue Prescrire a remis ce 30 janvier les « cartons rouges du conditionnement ». Ils désignent les médicaments dont les emballages présentent un manque d’information ou dont l’emballage présente un risque d’erreurs de dosage.

Particulièrement fragiles, les enfants sont aussi les plus exposés au surdosage, surtout si les boîtes sont laissées à leur portée. Cinq suppositoires sont particulièrement en cause, en raison du risque élevé de convulsion chez l’enfant. Il s’agit de suppositoires à base de dérivés terpéniques (Bisquinol enfant, Bronchodermine enfant, Bronchorectine au citral enfant, Coquelusedal enfant, Ozothine enfant).

Deux formes de médicaments destinées aux adultes sont aussi mises en causes. Codoliprane 500 mg/30 mg effervescent sécable (paracétamol et codéine) est inadapté par sa forme. Alors que le dosage est aussi indiqué pour les enfants à partir de 3 ans, la boîte ne comporte pas de bouchon doseur. Cela expose les plus jeunes à des surdoses aux effets potentiellement graves. Le sirop pour la toux Clarix toux sèche Adulte (dextrométhorphane mépyramine) n’est pas non plus équipé d’un bouchon de sécurité. Les enfants peuvent donc ingérer le produit sans limite. L’autre médicament de cette catégorie est destiné aux enfants hyperactifs : il s’agit de la Ritaline LP 10 mg. Les gélules sont conditionnées dans un simple flacon. Donc, là encore, l’enfant peut prendre des doses supérieures à celles indiquées, alors que le médicament est en partie composé d’amphétamines.

Prescrire indexe plusieurs médicaments pour les manques d’informations accompagnant les produits. Rhinadvil Rhume (ibuprofène et pseudoéphédrine), traitement des symptômes du rhume, comporte une notice insuffisamment détaillée. Il n’informe pas assez sur les risques des anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène) chez la femme enceinte. L’utilisation du médicament n’est déconseillée qu’à partir de 6 mois de grossesse. Selon Prescrire, il existe des risques de fausse couche et de malformations dès le 1er trimestre, et les risques de malformations ne sont pas mentionnés non plus. Pour Clarix toux sèche Adulte (dextrométhorphane), l’étiquetage de la boîte n’indique pas la présence d’opioïdes dans le médicament. Or, la gamme Clarix couvre plusieurs produits, dont certains sans opioïdes.

Prescrire dénonce enfin les emballages qui exposent les adultes à des erreurs de dosage. Deux d’entre eux sont destinés à contrôler la glycémie. Januvia et Xelevia proposent deux dosages (50 et 100 mg) qui se ressemblent, tant au niveau des boîtes que des plaquettes. Dans le cas des insuffisants rénaux, il ne faut pas dépasser 50 mg par prise. La confusion possible peut donc coûter cher aux patients sous traitement.