Premier festival international de l’humour africain à Libreville

Le premier festival international de l’humour africain (Fiha) s’est tenu dans la capitale gabonaise le week-end dernier. Plusieurs humoristes du continent ont répondu présent à ce premier rendez-vous du rire consacré à la promotion de la paix et de la solidarité en Afrique.

Cette rencontre vise à créer une plate forme d’échanges entre les humoristes du continent, à susciter le renforcement des capacités à travers les ateliers de formation, à donner une nouvelle dynamique à l’humour africain, et à promouvoir la paix à travers le rire, selon
e coordinateur de ce festival, Aristide Kassangoye,

Le public librevillois s’est déplacé massivement pour les deux soirées du rire organisées à la salle du cinéma Le Komo et au complexe sportif d’Oloumi. Les artistes ont mis à profit ces moments de partage et d’échange pour dénoncer les maux qui minent notre continent, notamment la corruption, les guerres, le clientélisme politique, le copinage, la dépravation des mœurs, l’alcoolisme et le fétichisme.

Dénoncer par le rire

Le président du Fiha, le Gabonais Omar Defunzu, l’ivoirien Digbeu Cravate de la célèbre série humoristique Ma famille, les burkinabé Siriki et Fati de la série Les Bobodiouf, Annie Flore Batchelllilys, Dibaku et bien d’autres artistes gabonais ont haussé le niveau de ce festival. Selon les participants, ce festival mérite le soutien des dirigeants africains et de tous ceux qui aiment la culture africaine.

Digbeu Cravate, apparemment très heureux à la fin de ce festival, a invité les peuples africains à tourner le dos aux pratiques qui menacent la paix, la sécurité et le bien-être des populations. Par ailleurs, il a souhaité voir l’humour jouer un rôle important dans le processus d’intégration des peuples africains. A l’instar du comédien burkinabé Siriki, les artistes ont unanimement émis le voeu que Libreville devienne le carrefour du rire en Afrique. « Je suis très content d’être ici pour partager mon art avec les populations gabonaises et sans hypocrisie, je souhaite que Libreville qui abrite la première édition du Fiha devienne demain, le carrefour de l’humour africain. Nous voulons la paix dans le continent, la nourriture pour tous et l’espoir pour chaque enfant africain ».

Un prix spécial Dékombel, en hommage au précurseur de l’humour gabonais décédé, a été décerné à sa famille par les organisateurs du Fiha. En se séparant samedi dernier, les artistes ont promis de revenir au Gabon l’année prochaine pour la deuxième édition de cette rencontre internationale de l’humour africain.