Premier duel télévisé McCain-Obama : aucun ne tire son épingle du jeu

Barack Obama et John McCain se sont affrontés vendredi soir sur les antennes de la télévision publique américaine. Leur prestation n’a pas impressionné, notamment les indécis.

Le premier débat télévisé, vendredi soir, entre les deux candidats à la Maison Blanche n’a pas fait d’étincelles. Trente-huit pour cent des électeurs interrogés par la chaîne CBS, après la retransmission, estiment que les deux candidats ont fait match nul. Quarante pour cent donnent le candidat démocrate gagnant et 22% affichent leur préférence pour le républicain John McCain. Chez les démocrates et les républicains, on se montre satisfait de la prestation de son poulain.

Un débat focalisé sur la crise financière et la politique internationale

Les deux candidats ont répondu pendant 90 minutes aux questions de Jim Lehrer, vétéran de la chaîne publique américaine et spécialiste des débats présidentiels. Le journaliste les a interrogés d’entrée de jeu sur la crise financière que connaît actuellement les Etats-Unis. Le tiers des interventions des deux candidats ont porté sur cette thématique . Aucun d’eux n’a réellement soutenu le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars qu’a soumis l’administration Bush au congrès américain. Le reste du débat a porté sur la politique étrangère des Etats-Unis, sujet à propos duquel les deux candidats se sont montrés plus véhéments. Ces derniers s’étaient avérés auparavant plus préoccupés à défendre leurs points de vue qu’à les confronter en direct. Il faudra attendre les questions de politique internationale – Irak, Géorgie, Russie et Afghanistan – pour que les candidats se fassent plus pugnaces. Mais globalement, ils sont restés attachés à leurs notes, selon le New York Times, soucieux de ne pas commettre d’impairs

John McCain a servi du « Sénateur Obama » à son adversaire et mis en avant son expérience. Barack Obama, lui, s’est évertué à démontrer qu’il était en phase avec son époque et conscient des préoccupations de ses concitoyens. Le démocrate a préféré appeler le républicain par son prénom, une attitude que certains analystes ont trouvé condescendante. Deux autres duels télévisés sont prévus avant le scrutin du 4 novembre.