Pour une lutte commune contre le terrorisme au Sahel

Les représentants de sept pays africains étaient réunis, mardi, à Alger pour évaluer la situation sécuritaire dans la région sahélo-saharienne. Les participants ont manifesté leur volonté de renforcer la coopération en matière de lutte contre le terrorisme. Deux rencontres, réunissant les ministres de l’Intérieur et les chefs d’état-major des armées de la région, sont également prévues à partir du mois d’avril.

Notre correspondant en Algérie

Les pays du Sahel sont « réellement » rentrés dans une stratégie commune de lutte antiterroriste. C’est ce qu’a affrimé mardi, le ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, à l’issue des travaux de la conférence ministérielle des pays de la région sahélo-saharienne.
Les chefs de la diplomatie algérienne, du Burkina Faso, de la Libye, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad étaient réunis, mardi, à Alger pour évaluer la situation sécuritaire dans la région sahélo-saharienne. Une rencontre qui intervient un an et demi après la conférence sur « la paix et la sécurité » de Bamako.

Les représentants des sept pays participant à la rencontre ont insisté sur la nécessité de mettre en place une coopération frontalière qui permette de lutter efficacement contre le terrorisme sur cette partie du continent, où la porosité des frontières reste un problème majeur. « A l’évidence, l’instauration d’une coopération frontalière efficace et multiforme entre nos pays est cruciale », a affirmé le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, en ouverture des travaux.
La mobilité des groupes armés et le renforcement de leur arsenal en moyens logistiques inquiètent à plus d’un titre les pays de la région, dont l’Algérie qui prêche « la loyauté et la coopération franche et sincère dans la lutte contre le terrorisme ».

L’Algérie et la Mauritanie avaient vivement protesté contre la libération par le Mali, le 23 février dernier, de quatre hommes soupçonnés d’appartenir à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en contrepartie de la libération d’un otage français.

Stratégie commune

Le respect des règles de lutte antiterroriste dans la région est considéré comme important par l’Algérie. «Notre responsabilité nous impose d’évaluer continuellement et d’agir», a-t-il martelé le chef de la diplomatie algérienne. Les participants ont en outre plaidé pour «une coopération sincère» sans laquelle « la sécurité, la paix et le développement » ne peuvent se concrétiser dans la région. Mourad Medelci a également insisté sur la nécessité de «répondre aux besoins les plus urgents des populations démunies» dans la région.

A l’issue des travaux de la conférence, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a annoncé, rapporte l’agence officielle APS, la tenue deux réunions des ministres de l’Intérieur et des chefs d’état-major des armées des sept pays du Sahel à Alger, à partir du mois d’avril.

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