Pollution de l’atmosphère : le Sénégal et la Mauritanie sous l’emprise d’une tempête de sable

Une tempête de sable a bouleversé les habitudes en Mauritanie et au Sénégal pendant au moins  48 heures. C’est ainsi que l’atmosphère était totalement polluée, par une nuée dense de poussière. Ce n’est que le mercredi 26 février que la situation a commencé à se stabiliser, pour revenir carrément à la normale au Sénégal, le jeudi 27 février.

Une nuée de poussière s’est abattue sur le Sénégal et la Mauritanie, causant d’énormes désagréments aux populations, avec des risques de maladie. Il s’agit d’une tempête de sable qui s’est abattue sur la Mauritanie, et qui a semé au passage la poussière et la pollution, dans les deux pays, pendant au moins 48 heures, les 24 et 25 février 2020, bousculant du coup toutes les habitudes. Le fléau est en effet venu de la Mauritanie, avant de s’étendre dans quasiment toutes les régions du Sénégal.

La qualité de l’air était en effet si mauvaise, que les populations avaient des difficultés à respirer et c’est ainsi qu’à Dakar, il y a eu une véritable ruée vers les masques de protection. Dans les rues, la visibilité était fortement réduite et c’est pourquoi, l’agence de l’aviation civile et de la météorologie n’a cessé d’appeler à la vigilance.

A Nouakchott, le phénomène de la tempête de sable et de poussière, boosté par les effets désertiques, a paralysé la circulation, avec une visibilité de moins de 100 mètres. Les consignes données aux populations par les spécialistes étaient de réduire au maximum les sorties et de faire en sorte que les enfants restent à la maison, de peur de voir s’en mêler des effets inflammatoires. Il s’y ajoute que cette tempête de sable est intervenue dans un contexte de propagation exponentielle du coronavirus et même si le Sénégal et la Mauritanie n’ont enregistré aucun cas, la vigilance était de mise, de peur que la maladie en fasse sa porte d’entrée.

Toujours est-il que le phénomène a occasionné beaucoup de désagréments sur le plan de la santé et il y a eu même des cas d’hospitalisation, sans grande gravité. Au-delà de probables conséquences néfastes sur la santé des populations, le Dr Alioune Fall, Directeur général de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), estime qu’il y a des risques très élevés sur la productivité, notamment dans la zone des Niayes, qui constitue le grenier du Sénégal, en termes de produits horticoles.

Après avoir lié le phénomène de la tempête de sable au changement climatique, il affirme que l’impact négatif sur la production vient du fait de l’accumulation de la poussière sur les feuilles des arbres, des plantes et cela bloque du coup la communication entre la plante et l’atmosphère. Selon lui, le phénomène peut s’inscrire dans la durée, parce que lié au changement climatique et l’alternative est de penser à des stratégies de résilience et pourquoi pas, investir par exemple le créneau de la culture sous serre, qui permet à la plante d’être à l’abri de ces facteurs.