Pistorius tiendra-t-il le coup face au témoignage accablant de son ami ?


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La défense du champion paralympique, jugé pour le meurtre de sa petite amie, qui tenait bon jusqu’à présent, a réclamé ce mercredi une suspension de l’audience suite au témoignage dérangeant d’un ami de l’athlète sud-africain.

Le témoignage de Kevin Lerena, un des amis d’Oscar Pistorius, pourrait bien avoir de lourdes conséquences pour le champion paralympique. Pris de court, la défense du champion paralympique jugé pour le meurtre de sa petite amie, a réclamé ce mercredi une suspension de l’audience, qui se déroule actuellement à Pretoria.

Kevin Lerena, boxeur de profession, quatrième témoin cité par le parquet, a raconté comment en janvier 2013, lors d’un repas amical à quatre, dans un restaurant de Johannesburg, Oscar Pistorius a tiré un coup de feu parti inopinément, avec l’arme d’un ami. Une intervention qui a poussé l’avocat d’Oscar Pisotorius Barry Roux à réclamer « un peu de temps pour discuter ». « On a été pris par surprise, bien sûr, on s’est préparé pour le témoin mais on a besoin de repasser nos notes », a-t-il admis, obtenant une longue suspension de l’audience jusqu’à la fin de la pause déjeuner.

Kévin Lerena, premier témoin à avoir accepté d’être filmé, a raconté au tribunal qu’Oscar Pistorius avait alors dit : « Tout le monde est OK ?… C’était une erreur. Tout le monde va bien ? », avant de s’excuser, alors même que l’arme lui avait été passée sous la table avec l’indication qu’une balle était enclenchée. Selon le témoin, le coureur aurait ensuite demandé à un ami de porter le chapeau : « Je me rappelle qu’il (Oscar) lui a dit, « S’il te plaît, dis que c’était toi, il y a trop de médias à mes trousses ». (…) Et Darren a alors porté le chapeau », d’après le boxeur, qui a indiqué sur sa page Facebook n’être ni du côté de Oscar Pistorius, ni de l’autre.

Selon Kévin Lerena, « le coup est parti dans le restaurant, puis ça été le silence complet. Après le coup de feu, j’étais sous le choc. J’ai regardé en bas, et juste là où était mon pied, il y avait un trou dans le sol. J’avais une petite égratignure à l »orteil. Je n’étais pas touché ou blessé ». Il s’est rendu alors aux toilettes pour essuyer le sang avec du papier. Même si cette affaire n’est pas directement lié au procès pour le meurtre de sa petite amie, elle arrange bien les affaires du parquet, qui a joint au dossier cet incident qui accrédite la thèse selon laquelle l’athlète sud-africain a développé un goût maladif pour les armes.

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