Pistorius en larmes après le nouveau témoignage d’un voisin !

Après le témoignage d’un nouveau témoin, un voisin médecin radiologue, qui s’est rendu sur les lieux du crime, Oscar Pistorius, n’a pu retenir ses larmes. Le champion paralympique, qui est au quatrième jour de son procès, est jugé pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp.

Les mains sur les oreilles pour ne pas entendre, il s’est effondré en larmes après le témoignage de Johan Stipp, médecin-radiologue, qui habite à quelques mètres de chez lui, à Pretoria. Visiblement, les mots du radiologue ont été insupportables pour Oscar Pistorius. Ce témoin clé qui s’est rendu chez l’athlète paralympique, après le drame, a en effet décrit précisément l’agonie de Reeva Steenkamp, la petite amie du champion paralympique, jugé pour son meurtre.

Interrogé dans l’après-midi par Barry Roux, l’avocat de l’athlète, le témoignage du médecin diffère de celui des témoins précédents, devenus encombrants pour la défense. Le 14 février 2013, le soir où a eu lieu le drame, vers 3 h du matin, Johan Stipp indique avoir été « réveillé par trois bruits sourds. Je pense que c’était des coups de feu. J’ai entendu crier, trois ou quatre fois, a-t-il assuré, précisant qu’il avait par la suite entendu de nouveaux bruits semblables à des tirs. J’ai su qu’il y avait de gros problèmes. J’ai appelé la sécurité en entrant chez moi ». Le médecin s’est ensuite immédiatement rendu sur place pour voir s’il pouvait prêter main forte au couple. Il n’a d’ailleurs pas tout de suite réalisé qu’il se trouvait dans la maison d’Oscar Pistorius.

« Il n’y avait pas de signe de vie »

Il a également affirmé chercher à prendre le pouls de Reeva Steenkamp, lorsqu’il a découvert son corps ensanglanté sur le sol. Mais hélas, il était déjà trop tard, selon le médecin : « Il n’y avait pas de signe de vie », soulignant notamment avoir constaté des blessures à la cuisse droite et au bras droit de la victime. Effondré, toujours selon le médecin, Oscar Pistorius, lui, tenait la main de sa compagne et essayait de lui ouvrir la bouche avec l’autre. « Quand j’étais là, il pleurait tout le temps, il priait : « Laissez-la vivre, ne la laissez pas mourir ». Il disait qu’il dédierait sa vie et celle de Reeva à Dieu si elle vivait ». Le médecin a aussi précisé qu’il avait entendu un homme crier « à l’aide, à l’aide, à l’aide ».

Jusqu’à présent Oscar Pistorius, qui a plaidé non coupable, affirme avoir abattu accidentellement sa petite amie de quatre balles de 9 millimètres en croyant qu’il s’agissait d’un voleur qui se cachait dans la salle de bain.
« Je lui ai tiré dessus, je pensais que c’était un voleur », martèle le champion paralympique depuis le début cette affaire.