Pirelli s’investit en Egypte

Le sixième vendeur mondial de pneumatiques s’attribue 60% des parts d’Alexandria Tires Company (ATCO) afin de mieux pénétrer le marché africain.

Pirelli avait été choisi par le gouvernement égyptien en 1990 afin de favoriser la naissance d’un manufacturier national en partie propriété d’opérateurs privés et publics. La présence de l’industriel ne devait être au départ qu’un support technique dont la participation s’élevait à 11%.

Dés 1995, l’usine était opérationnelle et sa production en 1999 atteignait 330 000 pneus principalement sous la marque Pharos et à destination du marché des poids lourds. Malgré une bonne production, les résultats financiers de l’usine ont semblé décourager les opérateurs publics qui ont décidé de se désengager.

Toutes les gammes

Un certain nombre d’arguments laissent pourtant présager de l’opportunité de rester sur le marché. C’est le cas de la nouvelle loi sur les transports votée en février mais aussi de la réglementation sur l’usage de matériel renouvelé, alors que la majorité du transport de marchandise du pays se fait par route.

Le constructeur occidental semble avoir compris quel intérêt il pouvait tirer de cette tête de pont sur le continent africain. Il lance un programme d’investissement de 140 millions de dollars d’ici 2003 afin de faire passer sa production à 550 000 pneus. Le nouveau responsable de Pirelli au Caire, M. Claudio Corsale, devra réorganiser les services de distribution et de commercialisation des pneus Pharos que les Egyptiens connaissent déjà. La marque restera la production principale pour le marché égyptien alors que les pneus de marque Pirelli seront destinés aux autres pays du continent et couvriront toutes les gammes de la marque.

La stratégie volontariste de Pirelli en Egypte contraste donc avec la prudence des opérateurs publics.