Pénurie de compétences en Afrique du Sud

Le pays africain le plus avancé dans le secteur des nouvelles technologies verra sa croissance ralentie par le manque de diplômés dans ce domaine. Selon une spécialiste, la formation des salariés pourrait assurer une solution provisoire au problème.

Faute de bras, la net-économie sud-africaine tardera à prendre son envol, vient d’avertir Marylin Chaplin, présidente de la société Learning Solutions – filiale de la holding sud-africaine Dimension Data – au cours d’une conférence de professionnels qui s’est tenue au Zimbabwe.

Environ 60 % des postes qui seront offerts dans les deux années à venir ne pourront être pourvus, faute de candidats en nombre suffisant, a poursuivi Mme Chaplin :  » Il y a un écart croissant entre nos besoins et ce que produit notre système d’éducation supérieure. Cela va conduire à une lutte pour l’attribution des ressources humaines, et le coût de ces ressources augmentera.  »

Afrique, Europe : même combat

Selon Mme Chaplin, la pénurie de compétences affectera non seulement les entreprises spécialisées dans l’Internet et la téléphonie, mais également l’économie sud-africaine en général, à cause de l’irruption des nouvelles technologies dans toutes les branches, y compris les plus traditionnelles.

Une représentante d’une entreprise européenne, présente à la conférence, a précisé que cette pénurie touchait l’ensemble du secteur à l’échelle mondiale. Si les entreprises africaines sont confrontées à la fuite des cerveaux, a-t-elle affirmé, il en est de même pour celles du Vieux Continent, qui peinent à lutter contre l’attrait des sociétés et du système fiscal des Etats-Unis.

 » La seule façon, pour les entreprises d’Afrique du Sud, de se sortir de la pénurie des travailleurs qualifiés, consistera à offrir des formations continues à leurs salariés « , a conclu Marylin Chaplin – dont l’entreprise organise précisément ce type de prestations. On n’est jamais si bien servi que par soi-même.