Pascal Greletty-Bosviel

En mai 1967, dans le sud du Nigeria, les Ibo proclament leur indépendance et baptisent leur province « Biafra ».
Le gouvernement nigérian met aussitôt en place un blocus. Débute une guerre civile qui va durer deux ans
et demi et provoquer la mort de plus d’un million de personnes. Ce premier conflit « médiatique » est raconté
ici par ceux qui l’ont vécu : leaders biafrais, conseillers français, militaires et médecins.

histoire-2.jpgMédecin, alors expert à l’Organisation mondiale de la santé, Pascal Greletty-Bosviel part pour le Biafra en septembre 1968 avec la Croix-Rouge.

Il explique ici son travail sur le terrain, l’implication des « french doctors » et le processus qui l’a conduit avec quelques autres à fonder Médecins sans frontières. Après un voyage qui le met pour la première fois en contact avec la guerre, Pascal Greletty-Bosviel découvre l’hôpital communautaire d’Aowmama et se trouve confronté au choc du tri chirurgical, obligé de choisir ceux qui vont mourir et ceux qu’il faut soigner. A quelques kilomètres de là, les enfants meurent de faim ou victimes du syndrome de Kwashiorkor, mot ghanéen signifiant « l’enfant qui n’est plus allaité ». Les images de ces petits Africains au ventre ballonné, symbole de l’Afrique de la faim, font le tour du monde. Devant les souffrances du peuple biafrais et la sympathie qu’il suscite, la question de la neutralité des « french doctors » prend toute son ampleur. Tous n’ont pas la même vision de l’implication politique et personnelle dans ce conflit. Pourtant, ces personnes issues d’horizons politiques très différents sont d’accord sur un point : il s’agit bien d’un génocide, celui du peuple Ibo…

Dimanche 28 décembre 2003. Rediffusion : voir le site

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