Pas d’observateurs à la Présidentielle : l’Algérie et l’UE se rejettent la faute


Lecture 2 min.
arton38749

L’Union européenne a décidé de ne pas envoyer d’observateurs en Algérie. L’Algérie n’aurait pas envoyé suffisamment à temps l’invitation, selon l’UE, ce que démentent les autorités algériennes qui accusent l’UE d’être désorganisée.

L’Union européenne (UE) a justifié sa décision de ne pas envoyer d’observateurs superviser le scrutin du 17 avril en Algérie en raison d’une invitation tardive. « Nous avons reçu, très tard, l’invitation de l’Algérie et conformément à notre méthodologie, nous ne pouvions déployer, dans un délai aussi court, une mission d’observation électorale à part entière », a affirmé, à El Watan, Michael Mann, porte-parole principal de Catherine Ashton (haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne).

Dans une déclaration à El Khabar, le ministère algérien des Affaires étrangères (MAE) a affirmé ce jeudi que la décision de l’UE n’avait aucun lien « avec un quelconque retard de l’invitation algérienne ». « La décision de l’Union européenne répond à des considérations qui concernent principalement des difficultés liées au fonctionnement des institutions de l’UE, aux priorités de l’agenda de l’UE et à la mobilisation des fonds de prise en charge des missions d’observation. La taille de cette délégation est la même qui a été envoyée en Libye et en Egypte, qui ont organisé des élections dans un contexte compliqué. »

Cependant, « étant donné l’importance politique du pays, ajoute Michael Mann, nous avons examiné les options pour nous engager davantage avec l’Algérie ». Il conseille à l’Algérie de mettre en œuvre les recommandations de la mission d’observation électorale de 2012. « Les experts se pencheront sur les recommandations de la mission d’observation électorale 2012, qui a été la première mission de l’UE en Algérie. Aucune déclaration publique ne sera faite par les experts ni de l’UE sur la base de leur évaluation. L’UE reste attachée à un processus électoral juste et transparent en Algérie, conformément à la Constitution, l’Etat de droit et les principes démocratiques », conclut-il.

Désorganisation des institutions de l’UE ? Invitation tardive de l’Algérie ? Qui est responsable ?

Avatar photo
LIRE LA BIO
Fouâd Harit est un journaliste expérimenté qui a travaillé de nombreuses années chez Afrik.com. Son travail journalistique, marqué par une approche critique des relations internationales et des dynamiques politiques africaines, reflète son engagement dans la défense de la liberté d'expression et la lutte contre toutes les formes de discrimination.
Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News