Paris-Dakar : Jutta Kleinschmidt a gagné

La dix-neuvième étape aura été fatale au Japonais Masuoka. Parti premier au classement général, avec 7 minutes d’avance, il finit deuxième de l’étape derrière Jean-Louis Schlesser, qui aurait gagné l’épreuve s’il n’avait été finalement pénalisé d’une heure pour comportement antisportif.

Un soleil rouge se couche sur Dakar. Le Japonais Masuoka qui avait pris une – très – sérieuse option sur la victoire dans la section autos du rallye Paris-Dakar, en remportant la 18e étape sur 285 kilomètres de spéciale entre Bakel et Tambacounda (Sénégal), a chuté dans la dernière épreuve Tambacounda-Dakar. Le bouillant nippon, qui entamait l’ultime épreuve avec une avance de plus de 7 minutes sur son principal adversaire, a franchi la ligne d’arrivée avec plus de 52 minutes de retard après avoir endommagé son train arrière gauche.

L’avant dernière étape, longue de 564 kilomètres, a été remportée par le tandem Schlesser/Magne, en un temps de 2 heures 20 minutes et 30 secondes. A 5 minutes et 25 secondes, son coéquipier Servia/Lurquin. En troisième position : le duo Sousa/Polato sur Mitsubishi. Vient ensuite une autre Mitsubishi, la paire Kelinschmidt/Schulz, qui réalise un temps de 2 heures, 9 minutes et 43 secondes.

Bravo Jutta

Vers 23 heures, une décision des commissaires de course rétrogradait Schlesser, faisant s’évanouir son rêve d’une troisième victoire consécutive à Dakar. Et plaçant de fait Jutta Kleinschmidt à la première place.

Même s’il fait figure pour beaucoup de vainqueur moral de la course, Masuoka malchanceux jusqu’au bout, laisse donc la victoire sur le fil à sa coéquipière de Mitsubishi, qui rapporte à cette écurie sa sixième victoire dans cette épreuve. Et la première victoire féminine, qui fera date dans l’histoire du sport automobile.

Au classement général provisoire, Jutta Kleinschmidt remporte le Dakar devant l’autre Mitsubishi de Masuoka, à deux minutes trente, et le buggy de Schlesser à une vingtaine de minutes.