Paradis fiscaux : Tunisie retirée de la liste noire de l’UE, Panama aussi

Les ministres des Finances de l’Union Européenne (UE) ont retiré huit pays de leur liste noire des paradis fiscaux, dont la Tunisie.

Lors d’une réunion, ce mardi 23 janvier 2018, à Bruxelles, les ministres des Finances de l’Union Européenne (UE) ont retiré huit pays de leur liste noire des paradis fiscaux, dont la Tunisie.

Au mois de décembre dernier, à la suite de plusieurs scandales d’évasion fiscale, le Conseil des ministres des finances de l’Union Européenne avait validé une liste noire de 17 pays.

Ces huit pays retirés de la liste noire sont le Panama, la Corée du Sud, les Emirats Arabes Unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, les îles de la Grenade et la Barbade. Sur cette liste noire, établie le 5 décembre, par le Conseil des ministres des finances de l’UE, il ne reste par conséquent plus que 9 pays. Dans un communiqué, le Conseil de ministres de l’UE précise que pour chacun des huit pays retirés, les autorités ont fourni des engagements « par des lettres signées à un très haut niveau ». Ils sont désormais placés sur la liste « grise » d’une quarantaine de juridictions ayant pris des engagements forts à changer leurs pratiques ou législations. Et feront nécessairement l’objet d’un suivi.

Sur la liste « noire » des paradis fiscaux, restent désormais les Samoa, les Samoa américaines, l’île de Guam, Bahreïn, les îles Marshall, la Namibie, les Palaos, Sainte-Lucie et Trinité-et-Tobago. Suffisant pour que le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, appelle à « rester vigilants pour que les 55 juridictions de la liste grise passent de la parole aux actes ».

Par ailleurs, la Commission européenne compte « continuer à examiner les contremesures et sanctions les plus pertinentes au niveau communautaire ».