Ouganda : un garde du corps de Bobi Wine tué

Francis Senteza garde du corps de Bobi-Wine

Un garde du corps du chef de l’opposition ougandais, Bobi Wine, aurait été tué et deux journalistes blessés, dimanche, au cours de violents affrontements entre les forces de sécurité et les partisans du célèbre chanteur et législateur qui défie le leader de longue date du pays, Yoweri Museveni (76 ans).

Francis Senteza

C’est un Bobi Wine en larmes qui a déclaré que son garde du corps était décédé des suites de ses blessures après avoir été prétendument renversé par un camion appartenant à la police militaire ougandaise. La victime, Francis Senteza, a été agressée alors qu’elle aidait à transporter un journaliste blessé lors d’un affrontement entre la police et un groupe de partisans de Bobi Wine, a-t-il déclaré. Les autorités n’ont pas immédiatement répondu à l’allégation selon laquelle la mort de Senteza était un meurtre délibéré.

Bobi Wine faisait campagne, dimanche, dans certaines parties du centre de l’Ouganda où il bénéficie d’un soutien considérable. Alors que son convoi tentait de passer d’un rassemblement à l’autre, la police a lancé des gaz lacrymogènes sur la foule, blessant au moins deux journalistes. Le caméraman Ashraf Kasirye, membre d’une équipe de télévision qui suit Bobi Wine partout où il va, a été gravement blessé à la tête. « Nous espérons contre tout espoir qu’il vivra », a déclaré Bobi Wine, à propos de Kasirye sur Twitter.

Un autre journaliste, Ali Mivule de la chaîne de télévision locale NTV, a été blessé après qu’une cartouche de gaz lacrymogène l’a touché à la jambe, selon son employeur. Io a été indiqué que son état était stable. La police a déclaré, dans un communiqué, que tout en essayant d’étouffer les affrontements avec les partisans de Bobi Wine, « les journalistes ont malheureusement été atteints pendant le processus de dispersion du groupe violent ». Ashraf Kasirye serait dans un état critique après avoir été apparemment frappé par une cartouche de gaz lacrymogène, a-t-il été indiqué.

Les trois victimes sont les dernières des violences liées aux élections. Les forces de sécurité ougandaises étant accusées d’essayer d’empêcher Bobi Wine de tenir des rassemblements publics bruyants. L’Ouganda fait face à une pression croissante de la part de la communauté internationale et des organismes de surveillance des droits de l’Homme pour que les autorités de ce pays d’Afrique de l’Est respectent les droits de l’Homme avant les scrutins prévus le 14 janvier. L’Ouganda n’a jamais connu de transfert pacifique de pouvoir, depuis son indépendance obtenue de la Grande-Bretagne, en 1962.