Ouganda : l’opposant Kizza Besigye violemment interpellé pour avoir protesté contre la hausse des prix


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Kizza Besigyen, opposant ougandais
L’opposant ougandais Kizza Besigye

L’opposant ougandais Kizza Besigye a été arrêté, ce lundi 23 mai, près de sa résidence, à Kasangati, dans la partie centre du pays, alors qu’il protestait contre la hausse du prix des biens de base et la présence des éléments de la police devant sa résidence.

Chemise bleue et visage irrité. C’est dans un fourgon bleu de la police que le leader du parti politique de l’opposition Le Forum pour le changement démocratique (FDC) a été transporté. Dr Kizza Besigye a été arrêté près de sa résidence alors qu’il tentait protester contre la hausse du prix des biens de base et la présence des éléments de la police devant sa résidence.

La hausse du prix des produits de base

L’Ouganda, petit pays situé dans la partie Est du continent africain, fait face à la montée du prix des produits de base tels que le riz, le savon, l’huile, les produits pétroliers et la farine. Une situation qui suscite l’indignation. Dimanche soir, Yoweri Museveni a tenté de calmer l’opinion sans annoncer une seule mesure concrète prise contre cette crise impulsée par la pandémie du Covid-19 et la guerre en Ukraine. Dans son adresse à la Nation, le Président, au pouvoir depuis 1986, a d’ailleurs rejeté la proposition de réduction des taxes sur les produits essentiels proposée par des députes.

Un discours «vide de sens» 

Ancien candidat au scrutin présidentiel, M. Besigye mène une campagne dénommée «Muzukuuke», en français «Réveillez-vous». Il s’agit pour lui de contribuer à l’éveil de conscience de masse face à la longévité au pouvoir du régime politique en place et à la pauvreté dans son pays. Sa manifestation étouffée de ce jour était une réaction au discours de M. Museveni qu’il qualifie de «vide de sens» face à la gravité de la situation. Son arrestation intervient après son interpellation la semaine antérieure, où il a été renvoyé de force chez lui.

Depuis lors, ses mouvements sont surveillés par la police. «Pourquoi la police gare-t-elle sa camionnette chez moi ? S’ils veulent m’arrêter, qu’ils me présentent un mandat d’arrêt», lançait-il avant son arrestation. «Les abus des droits de l’Homme et l’impunité doivent cesser. Nous exigeons donc le retrait immédiat de la police et de l’armée à la résidence de Kizza Besigye et de cesser d’interférer avec ses mouvements , a déclaré son parti politique Le Forum pour le changement démocratique (FDC). Par ailleurs, les députées Adeke Anna et Alobo Joan ont été aussi arrêtées avec leur leader.

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