Ouganda : ce que risquent les soldats accusés de viol en Somalie

Les quinze hauts officiers gradés de la force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) suspendus par l’armée ougandaise après qu’il aient été accusés de viol pourraient être exclus, s’ils sont reconnus coupables.

Les quinze hauts officiers gradés ougandais de la force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) qui ont été suspendus après avoir été accusés de viol et d’exploitation sexuelle en Somalie, risquent leur carrière. En ce sens que s’ils sont reconnus coupables, ils seront exclus de l’armée, en plus d’être traduit devant la justice ougandaise.

Dans un rapport publié en septembre, Human Rights Watch (HRW) avait affirmé que « les soldats de l’UA, se servant d’intermédiaires somaliens, ont utilisé une variété de tactiques, dont l’aide humanitaire, pour contraindre des femmes et des filles vulnérables à des activités sexuelles ». Selon l’ONG, « Ils ont aussi violé et agressé sexuellement des femmes venues chercher une aide médicale ou de l’eau sur les bases de l’AMISOM ».

Le force de l’AMISOM compte 22 000 hommes et est constituée de contingents ougandais, burundais, kényan, éthiopien, djiboutien et sierra-léonais. Elle appuie, depuis 2007, les fragiles autorités de Mogadiscio dans leur combat contre les insurgés shebab.