Afrique du Sud : Oscar Pistorius libéré en août ?

Oscar Pistorius, condamné en octobre à 5 ans de prison pour l’homicide « involontaire » de sa compagne Reeva Steenkamp, en 2013, pourrait être remis en liberté conditionnelle en août avant son procès en appel qui se déroulera en novembre.

Après dix mois de détention, l’athlète paralympique pourrait bénéficier d’une mise en liberté surveillée, en août. « Nous recommandons qu’il soit placé en liberté surveillée, le 21 août », a déclaré, ce lundi 8 juin 2015, Zach Modise, commissaire des services pénitentiaires d’Afrique du Sud. « La commission des libertés prendra une décision, cette semaine », a-t-il ajouté.

Zach Modise, a précisé que Pistorius pourrait être remis en liberté à domicile une heure seulement par jour. Le temps quotidien de liberté augmenterait progressivement, si tout se passe bien. Les services pénitentiaires justifient sa libération rapide en se rapportant à la loi sud-africaine. Selon le responsable, « les textes qui encadrent sa condamnation prévoient qu’il doit purger obligatoirement au moins un sixième de sa peine derrière les barreaux », ce qui représente les dix mois d’emprisonnement qu’a effectués Oscar Pistorius.

Meurtre ou homicide involontaire?

En première instance, l’athlète sud-africain avait été jugé coupable pour « homicide involontaire » pour le meurtre de sa petite amie, en tirant quatre balles de gros calibre sur la porte de sa salle de bain où elle se trouvait. Depuis le début du procès, Oscar Pistorius campe sur la version accidentelle des faits ; il aurait pris la victime pour un cambrioleur. Le tribunal a estimé n’avoir pas assez d’éléments pour rejeter cette version.

Le procès de Pistorius sera examiné en appel, en novembre, à la demande de l’accusation qui combat pour une plus lourde condamnation. Le procès ne peut être révisé que sur la base du droit, et non sur le fond. L’admission de l’homicide « involontaire » sera alors revue car Pistorius a lui-même reconnu avoir visé la personne qui se dissimulait derrière la porte des toilettes. La Cour suprême d’appel pourra donc, en novembre, décider si la juge a mal interprété la loi et aurait dû rendre un verdict de « meurtre ». L’athlète risquerait alors une peine supérieure à 15 ans de prison.