Orascom lâche l’Afrique subsaharienne

Après s’être endetté pour acquérir la seconde licence GSM algérienne, le géant égyptien de la téléphonie mobile, Orascom telecom, a décidé de lâcher l’Afrique subsaharienne pour se concentrer sur les marchés à forts potentiels au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Réalisme économique.  » C’est une bonne décision qui était devenue indispensable après le contrat en Algérie. Il aurait fallu se concentrer sur les marchés qui rapportent le plus depuis longtemps « , Orascom Telecom se trouve actuellement face à une crise de liquidités résultant de son expansion en Afrique et au Moyen-Orient. De même, sa capacité d’endettement est faible, puisque son taux d’endettement par rapport à la capitalisation de l’entreprise dépasse 100 %. Donc, c’est une bonne décision de liquider ses actifs dans les pays les moins rentables pour financer le reste de la licence algérienne en 2003, au lieu de s’endetter, comme c’était le cas aux cours des dernières années « . Les analystes boursiers sont catégoriques dans  » Al Ahram « . Le géant égyptien de la téléphonie mobile, Orascom telecom, a tourné définitivement le dos à l’Afrique subsahariene pour concentrer ses activités sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Cède actions en Afrique

La facture algérienne est revenue très chère pour Orascom. Le groupe égyptien a dû débourser le 11 juillet dernier 368,5 millions de dollars, la moitié du prix de la licence. Devant la chute de l’action Orascom, le groupe a décidé de céder ses parts dans l’Afrique subsaharienne. Il a annoncé la vente de ses 80% du capital de Telecel, le plus grand opérateur privé de GSM qui détient des licences dans dix pays africains. Dès l’annonce de son retrait des marchés  » non rentables « , l’action d’Orascom a de nouveau grimpé.

C’est sur pression des actionnaires que les dirigeants d’Orascom ont décidé de se séparer de Telecel et de ses filiales. Après l’acquisition de la licence algérienne, survenue au moment de l’annonce de pertes financières du groupe pour le premier trimestre de cette année, le géant égyptien a voulu doper le moral de ses actionnaires. Il se tourne désormais exclusivement vers la Jordanie, l’Egypte, le Pakistan et enfin l’Algérie.