ONU, Succession de Ban Ki-moon : premier vote secret

Les quinze ambassadeurs du Conseil de sécurité se réunissent à huis clos pour un premier vote à bulletins secrets sur le successeur de Ban Ki-moon à la tête des Nations Unies.

La succession de Ban Ki-moon est ouverte. En effet, les quinze ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU se retrouvent ce jeudi 21 juillet 2016, à huis clos pour un premier vote à bulletins secrets pour désigner un nouveau Secrétaire général des Nations Unies.

Douze candidats sont déjà en lice et les départager ne sera pas une mince affaire. Il s’agit de six hommes et six femmes qui ambitionnent de devenir secrétaire général(e) le 1er janvier 2017. Huit d’entre eux viennent d’Europe de l’Est, notamment la Bulgare Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, ou l’ancien président slovène Danilo Türk. Le Portugal est aussi représenté, par l’ancien Haut commissaire aux réfugiés Antonio Guterres, de même que l’Argentine ou le Costa Rica. Au premier plan des candidates figurent la Néo-zélandaise Helen Clark et Susana Malcorra, ministre argentine des Affaires étrangères par ailleurs ex-chef de cabinet de Ban Ki-moon.

Cette désignation est particulière. En ce sens que, outre le fait qu’une tradition de rotation géographique voudrait que le poste de Secrétaire général de l’ONU revienne à l’Europe de l’Est, de nombreuses voix se sont exprimées en faveur de la nomination d’une femme, ce qui serait une première. L’ancien Premier ministre australien Kevin Rudd pourrait rejoindre les postulants, de même que la commissaire européenne bulgare, Kristalina Georgieva. Dans le but de limiter les fuite, chaque ambassadeur, accompagné d’un seul diplomate, devra assigner à chaque candidat une des trois mentions suivantes : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Cette procédure permet ainsi de faire le tri en incitant ceux qui ont le moins de chances de réunir un consensus autour de leur nom à jeter l’éponge. Le choix final du Conseil est ensuite entériné par l’Assemblée générale de l’ONU. Mais rien n’oblige un candidat boudé par une majorité des 15 ambassadeurs à se retirer.

Les cinq membres permanents du Conseil, notamment Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France, sont seuls à disposer d’un droit de veto. Pendant les premiers tours, tous les bulletins sont de couleur blanche. Mais à un moment donné, les membres permanents déposeront des bulletins de couleur. Un candidat «découragé» par un tel bulletin saura alors qu’il est bloqué. Mais là encore, rien ne l’oblige à déclarer forfait. Il peut arriver qu’un candidat bloqué un moment s’impose finalement, au fil des négociations.