Omar Bongo à Paris pour une semaine

Le président gabonais Omar Bongo est en visite officielle en France où il rencontre les principales personnalités politiques du pays. Au premier rang desquelles Jacques Chirac. Au menu : l’avenir de la sous-région et les relations du Gabon avec les institutions financières internationales.

Le président gabonais Omar Bongo, à Paris du 27 août au 3 septembre, rencontre les principales personnalités de la République française, pour un « approfondissement  » des relations bilatérales entre les deux pays.

Un point presse conjointement animé vendredi 25 août à Libreville par le ministre d’Etat gabonais Jean Ping, ministre des Affaires étrangères, de la coopération et de la francophonie, et le premier secrétaire de l’ambassade de France au Gabon, Olivier Ramadour, a permis de tracer les grandes lignes et les principaux enjeux de la visite en France du président gabonais.

Réception à Matignon

Omar Bongo, arrivé en France dimanche 27 août, rencontrera le président Jacques Chirac pour un déjeuner de travail à l’Elysée le mercredi 30 août, où il sera accompagné d’une délégation restreinte comprenant naturellement Jean Pring, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie, et Paul Toungui, ministre des Mines, de l’Energie et du Pétrole. Il sera ensuite reçu à Matignon par le Premier ministre Lionel Jospin, avec lequel il abordera l’ensemble des sujets économiques qui intéressent les deux pays.

Au cours des jours suivants, le président gabonais pourra également s’entretenir, comme il en avait exprimé le souhait, avec le ministre français de la Défense, Alain Richard, la ministre de la Culture et de la Coopération, Catherine Tasca, à laquelle il parlera à coup sûr de l’avenir de la radio Africa n°1 et de sa vision de l’audiovisuel africain, ainsi qu’avec Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères et son ministre délégué à la coopération, Charles Josselin. Des déclarations de Jean Ping et d’Olivier Ramadour, il ressortait clairement que la situation en Afrique et l’évolution de la sous-région auraient une place de choix dans ces divers entretiens « stratégiques « .

Le FMI centre des discussions

Sans oublier un autre sujet sensible : l’avenir des relations entre le Gabon et la communauté financière internationale. Jean Ping n’a pas caché son espoir de voir payés de retour les efforts de transparence accomplis ces derniers mois par le Gabon en matière de gestion publique et d’assainissement des finances du pays. Le traitement de la dette bilatérale par la France serait un signal important qui pourrait précipiter la conclusion des négociations en cours entre le Gabon et le Fonds Monétaire International. Tel est du moins l’espoir explicite du ministre d’Etat gabonais.