Oliver N’Goma, étoile de l’afro-zouk

Oliver N’Goma n’est plus. Le zoukeur est décédé lundi à Libreville, des suites d’une grave insuffisance rénale. Bané, son titre fétiche, et sa voix mélodieuse, en ont fait zouker plus d’un. Ce fils de musicien à la silhouette frêle et au style BCBG, est un des pionniers du zouk en Afrique. Un spécialiste du zouk-love, une musique à la croisée des rythmes qui a su trouver son public à la fois aux Antilles, en Afrique et en Europe.

Oliver N’Goma ne zoukera plus. Le chanteur et musicien Oliver N’Goma, Noli pour les intimes, est décédé lundi matin à l’âge de 51 ans, à l’hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba de Libreville au Gabon, des suites d’une grave insuffisance rénale. Roi du zouk love, Oliver N’Goma a su faire danser les foules avec son tube Bané. C’est le pionnier de l’Afro-zouk qui est parti, laissant son pays et ses fans en deuil. Un coup dur pour les Gabonais qui ont perdu un autre musicien, Pierre Claver Zeng, il y a deux semaines.

Né en 1959 à Mayumba, dans le sud-ouest du Gabon, il a, dès son plus jeune âge été initié à la musique. Guitariste dans un groupe pendant ses études dans un lycée technique de comptabilité, il écume les bals et les soirées dansantes en reprenant les grands classiques de la musique africaine et internationale. Mais c’est finalement le cinéma, sa deuxième passion, qui va le propulser sur le devant de la scène. Engagé comme caméraman par la deuxième chaîne de télévision gabonaise, il part en stage à Paris où il fait une rencontre qui va bouleverser ses plans, celle de Manu Lima, l’un des meilleurs réalisateurs-producteurs de la scène africaine parisienne. Tout va alors très vite pour Oliver. Son premier album est pris en charge par Manu Lima à la fin des années 80. Le titre fétiche de l’artiste, Bané, en fait partie et rencontre un succès immédiat.

Un tube entré dans l’histoire

Mais c’est en 1990 que le tube de l’artiste atteint des sommets. Diffusé sur des radios de renom comme Africa N°1 et Rfi, il devient le hit de l’été et fait le tour des discothèques d’Afrique et d’Europe. Cette chanson deviendra l’une des plus grosses ventes de l’histoire de la musique africaine. Avec les albums Adia, sorti en 1995, Séva, en 2001, et Saga en mai 2006, l’artiste confirmera son succès en prouvant qu’il n’est pas l’homme d’un seul tube.

Ironie du sort, deux jours avant sa mort, un documentaire intitulé Oliver Ngoma, artiste sentimental et moraliste est sorti à la Télévision gabonaise. Un bon moyen de rappeler à ses fans quel ambassadeur de la musique africaine il était.

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