Noël sourit aux supermarchés

Les Abidjanais dépenseront-ils plus que l’année dernière en cette veille de Noël ? Oui ! Les Ivoiriens ont bien l’intention de faire la fête et de faire plaisir à leurs enfants à la faveur de la récente décrispation politique en Côte d’Ivoire.

Les responsables commerciaux des principales enseignes de supermarché sont unanimes. Car, prêts à faire la fête, les Abidjanais sont moins frileux, cette année, qu’ils l’étaient l’an dernier à la même période. Pour preuve, les cordons de la bourse se sont quelque peu desserrés. Les dernières déclarations officielles des hommes politiques ivoiriens ont apparemment rassuré la population de la capitale économique du pays. Si les supermarchés de la place restent très discrets sur l’évolution de leur chiffre d’affaires, ils ne font pas mystère du fait qu’ils seront légèrement meilleurs que ceux de 2002 notamment en ce qui concerne les produits frais (y compris épicerie fine) et les jouets.

Un climat propice aux affaires

Qu’est-ce qui a changé en 2003 ? Rapide tour d’horizon dans les supermarchés Sococé, Hayat et Cash, les trois grandes chaînes de distribution. A Sococé Deux plateaux, le plus important de la place abidjanaise, un responsable de rayon constate : « les gens n’ont pas peur, ils font calmement leurs courses. Les clients ne font pas de provisions alimentaires comme l’année dernière ». « Pour ce qui est des jouets, poursuit un autre responsable, les ventes seront meilleures que celle de l’année dernière. Les jouets des petites filles sont les plus prisés : ceux relatifs à la Star Academy, poupées, dînettes… Les petits prix attirent également les clients ».

Le prix, on y est moins regardant de l’autre côté du pont notamment chez Hayat en Zone 4. Quartier d’Abidjan où « la clientèle, à majorité expatriée, est plus aisée », explique-t-on dans la grande surface. Les affaires sont bonnes même si les chiffres définitifs ne tomberont que ce soir. Le magasin compte parmi le trio de tête de la grande distribution en Côte d’Ivoire. Voilà pour les plus chanceux. Pour les autres, à une échelle plus réduite, le type de produits achetés et les ventes réalisées n’ont pas vraiment changé. Dans une supérette qui accueillait aux environs de 15h30, heure locale, près de 600 personnes, 95% des articles achetés sont similaires à ceux de l’année dernière. « Pour les ventes, c’est pratiquement pareil », affirme un responsable d’un supermarché Cash. Il est certes prématuré de le dire mais la magie de Noël a, semble-t-il, déjà opéré pour les grandes et moyennes surfaces à Abidjan.