Nkosazana Dlamini Zuma et l’UA au chevet du Mali

Visite de trois jours à Bamako pour la toute nouvelle présidente de la commission de l’Union africaine. L’ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini Zuma, est arrivée à Bamako mercredi soir. Dans la capitale malienne, Dlamini Zuma s’entretiendra avec les plus hautes autorités du Mali sur la résolution de la crise qui secoue ce pays.

(De notre correspondant)

Nkosazana Dlamini Zuma, la présidente de la commission de l’Union africaine qui est entrée officiellement en fonction ce lundi, a inscrit la résolution de la crise politico-militaire que traverse le Mali au cœur de ses priorités. « Nous ne reculerons devant aucun effort pour résoudre les conflits au Mali et dans la région », avait-elle déclaré lors de la cérémonie de son investiture, le 15 octobre à Addis Abeba. C’est pour joindre l’acte à la parole que la dame de fer sud-africaine est arrivée à Bamako ce mercredi. Au menu de son séjour de trois jours en terre malienne : la reconquête du Nord, les conditions de l’organisation des élections, et le développement du Mali.

Nkosazana Dlamini Zuma prendra par ailleurs part à la réunion du Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali. Une initiative de l’UA en consultation avec l’ONU et la Cedeao, qui s’ouvre vendredi prochain. Cette rencontre ministérielle sur le Sahel vise à permettre des échanges de vues sur l’évolution de la crise malienne et d’identifier les solutions pouvant venir à bout des activités des groupes armés et mettre fin à la situation d’occupation du Nord du Mali.

Les représentants de tous les pays voisins du Mali ainsi que le Nigeria, le Tchad, la Libye, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nation unies, l’Espagne, l’Allemagne, le Japon, l’Union africaine, la Cedeao, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie prendront part à la rencontre.

Pour Dlamini Zuma, l’Union africaine et la communauté internationale s’activent pour le retour de la paix dans ce pays. L’UA est résolument engagée pour la reconquête du Nord occupé, soutient-elle. L’ex-épouse de Jacob Zuma qui est la première femme à occuper ce poste clé de l’organisation panafricaine, s’est dite favorable par ailleurs à une intervention internationale au Mali.