Nigeria : une nouvelle « usine à bébés » démantelée


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La police nigériane a découvert une nouvelle clinique illégale, appelée aussi usine à bébés, dans laquelle six adolescentes enceintes se trouvaient, et dont les nourrissons étaient destinés à être vendus, à Port Harcourt, dans le sud du pays. Elle était dirigée illégalement par une femme, qui a été immédiatement ineterpellée.

Le Nigeria n’a pas fini d’entendre parler de ces fameuses « usines à bébés », où des jeunes filles enceintes, sont confrontées à des réseaux mafieux, qui vendent leurs nourrissons, une fois nés. La police nigériane a de nouveau annoncé ce mercredi avoir découvert une nouvelle clinique illégale, à Port Harcourt, dans le sud du pays, dans laquelle se trouvaient six adolescentes enceintes, dont les bébés étaient destinés à être vendus. La propriétaire de la clinique, qui ne disposait d’aucun document l’autorisant à la gérer, a été interpellée.

Grace au démantèlement de ce réseau, toutes les victimes ont pu êtres sauvées. « Nous avons sauvé six jeunes filles la semaine dernière, à différents stades de grossesse, dans une maternité illégale de Port Harcourt », a déclaré Joy Elomoko, une porte-parole de la police dans cette région. La plus jeune des victimes n’avait que 14 ans, selon la porte-parole, qui n’a toutefois pas pu donner l’âge des autres adolescentes. Les jeunes filles ont confié à la police avoir été gardées dans cette clinique illégale pour y mener leur grossesse à terme, soulignant que leurs futurs bébés devaient être destinés à la vente. En revanche, on ignore si elles avaient été forcées à rester dans cette maternité ou si elles y étaient venues de leur plein gré.

La plupart des femmes qui se rendent dans ces « usines à bébés » sont confrontées à des grossesses non désirées. Elles font appel à leurs services suite à la pression de leurs proches, selon les autorités. Les nouveaux-nés sont vendus à plusieurs milliers d’euros. Les garçons valent plus cher que les filles. Et les mamans ne reçoivent que 150 euros environ. Dernièrement, la police nigériane a découvert plusieurs « usines à bébés », interpellant les principaux responsables.

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