Nigeria : un dirigeant militaire et un dignitaire religieux cibles d’un attentat

Un dignitaire religieux et un responsable militaire étaient les cibles d’un double attentat qui a fait au moins 42 morts à Kaduna, au Nigeria.

Au moins 42 personnes ont été tuées, mercredi 23 juillet, à Kaduna, dans le nord du Nigeria, dans un double attentat suicide. Ces actions n’ont pas été revendiquées, mais les soupçons portent sur la secte islamiste Boko Haram. Les deux explosions ont eu lieu à deux heures d’intervalle, dans l’ancienne capitale fédérale du pays. « La première attaque, visant apparament Sheikh Dahiru Bauchi [un leader religieux], a eu lieu […] alors que celui-ci se rendait chez lui après la dernière conférence du mois de Ramadan », explique le Daily trust.

D’après des témoins, « un homme a déclenché sa ceinture d’explosifs à proximité de la voiture de Sheik Dahiru, tuant au moins 35 personnes », poursuit le journal, qui précise que le leader musulman, réputé pour sa critique virulente du groupe Boko Haram, n’a pas été touché.

« Alors qu’une opération de secours était en cours sur la scène du premier attentat, une autre explosion a eu lieu là où se trouvait le général Muhammadu Buhari », tuant sept personnes, relate le Daily trust. Le cadre militaire, qui a dirigé le Nigeria de 1983 à 1985 et qui est aujourd’hui le chef de l’opposition, a affirmé, dans un communiqué, avoir été lui aussi victime de cet attentat.

Ces nouveaux attentats ont provoqué de vives réactions. Le parti d’opposition All Progressive Congress Party accuse le gouvernement d’avoir rejeté, à plusieurs reprises, ses propositions pour lutter contre le terrorisme. En dépit des critiques, le Président Goodluck Jonathan a « rassuré les résidents de Kaduna et l’ensemble du peuple nigérian sur le fait que le gouvernement fédéral allait intensifier ses efforts pour freiner la menace terroriste », rapporte le Premium Times.