Nigeria : série d’attentats meurtriers à Kano, cinq morts

Une kamikaze s’est fait exploser, ce lundi à Kano, dans le nord du Nigeria, faisant plusieurs morts. Par ailleurs, cinq personnes ont péri dimanche au Nigeria dans un autre attentat dirigé contre une église chrétienne.

Après l’explosion contre une église chrétienne qui a fait cinq morts, dimanche à Kano, dans le nord du Nigeria, une kamikaze s’est fait exploser près d’une file d’attente de femmes qui achetaient du carburant à Kano, grande ville à dominante musulmane, dans le nord du Nigeria.

« Une kamikaze qui est entrée dans la foule a déclenché des explosifs cachés sous ses vêtements », a déclaré Habibu Ali, un vendeur de carburant, dans le quartier de Hotoro. « Plusieurs personnes, la plupart des femmes, ont été tuées », a-t-elle ajouté dans un témoignage.

Attentat contre une église

Dimanche, ce sont cinq personnes qui ont perdu la vie dans un attentat commis contre une église chrétienne, à Kano. Peu après la messe, « cinq personnes sont mortes et huit autres ont été blessées » dans l’explosion d’une bombe devant l’église catholique Saint Charles. Le drame s’est produit dans le quartier chrétien de Sabon Gari, selon le porte-parole de la police nigériane, Franck Mba. Ce même quartier avait déjà été, par le passé, la cible d’attentats du groupe armée Boko Haram. Le dernier, jeudi dernier, avait fait au moins un mort et huit blessés dans une gare routière.

Une kamikaze rate sa cible

L’explosion contre cette église est survenue quelques heures après la tentative d’attentat suicide d’une femme kamikaze contre l’université du Nord-Ouest de Kano, affirme Franck Mba. « Une femme kamikaze a été isolée » par des policiers, à cause de son comportement inhabituel, « alors qu’elle marchait en direction de l’entrée de l’université », a-t-il déclaré à la presse. Alors que la police faisait appel à des femmes policiers pour la fouiller, la kamikaze a déclenché sa bombe, se tuant et blessant cinq policiers.

Les attaques de dimanche n’ont pas été reconnues, mais les soupçons pèsent sur Boko Haram, dont l’insurrection a fait plus de 10 000 morts depuis 2009. Le climat délétère a poussé l’émir de Kano, Sanusi Lamido Sanusi, la principale autorité religieuse locale, à annuler les festivités de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan, ce lundi.