Nigeria : Muhammadu Buhari intensifie la lutte contre Boko Haram

Au Nigeria, la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram semble être la priorité du Président Muhammadu Buhari. Il a tenu à le rappeler lors de son discours d’investiture, le 30 mai dernier. Remerciant les forces armées tchadiennes, nigériennes et camerounaises qui combattent aux côtés du pays contre Boko Haram, il a annoncé une série de mesures afin de lutter contre ce groupe terroriste.

Fraîchement investi, le Président du Nigeria, Muhammadu Buhari, place la lutte conte Boko Haram au cœur de son mandat. A peine a-t-il pris ses fonctions, qu’il annonce le transfert du centre de contrôle et de commande d’Abuja à Maïduguri, dans le nord-est du pays, « jusqu’à ce que Boko Haram soit complètement maîtrisé », a-t-il précisé. Un changement de lieu purement stratégique, car Maïduguri a servi, durant plusieurs mois, de base aux combattants de Boko Haram.

Le Président du Nigeria s’est également engagé à libérer tous ceux qui ont été capturés par les islamistes lors de leurs raids sur les villages, en faisant référence aux Chibok girls, enlevés en avril 2014 par le groupe terroriste. Ce qui avait suscité une vague d’indignation auprès de la communauté internationale. Le mouvement #BringBackOurGirls a même été créé sur les réseaux sociaux.

Le groupe islamiste Boko Haram sévit depuis plusieurs années au Nigeria, ses exactions ont fait des milliers de victimes ainsi que de nombreux déplacés. Muhammadu Buhari est déterminé à venir à bout du groupe qu’il qualifie « d’exemple typique de petits feux qui créent d’immenses incendies, de force qui sème la terreur en prenant des dizaines de milliers de vies et en mettant la main sur plusieurs villes et villages, de groupe stupide, athée aussi loin de l’islam qu’on puisse le penser ».

Ces derniers mois, le groupe islamiste Boko Haram a mené une campagne de recrutement de masse au nom d’un retour à un islam pur dans des villages au nord du pays. Ces jeunes ont rejoint Boko Haram en échange de centaine de dollars. Conscient du problème, le Président a précisé avoir « l’intention de commander une étude sociologique pour déterminer les origines ainsi que les causes lointaines ou immédiates du mouvement ».