Nigeria, Lycéennes de Chibok : à la traque de 3 personnes en lien avec Boko Haram

L’armée nigériane a lancé un avis de recherche contre trois personnes, dont un journaliste. Elles sont soupçonnées d’être en lien avec l’enlèvement, en 2014, des plus de 200 lycéennes par le groupe terroriste Boko Haram.

Au Nigeria, l’armée a lanc, ce lundi 15 août 2016, un avis de recherche contre trois personnes, dont un journaliste. Elles sont soupçonnées d’avoir des liens avec l’enlèvement des plus de 200 lycéennes par le groupe terroriste Boko Haram.

Il s’agit notamment d’Ahmed Bolori, Aisha Wakil et le journaliste Ahmad Salkida. L’armée les soupçonne de recel d’informations concernant les quelque 200 lycéennes enlevées par le groupe nigérian Boko Haram, à Chibok, dans le nord du Nigeria. Dans un communiqué, le colonel Sani Usman, porte-parole de l’armée nigériane, a fait état de « leurs liens avec les deux dernières vidéos (…) diffusées par Boko Haram et aussi d’autres éléments révélés par une enquête préliminaire ».

Le colonel Usman est formel : « Ils doivent se présenter et nous dire où sont les filles de Chibok et les autres personnes détenues, pour nous permettre d’aller à leur secours ». L’armée nigériane soupçonne Ahmad Salkida d’avoir diffusé des vidéos de Boko Haram. Le journaliste, qui a fait part de sa volonté d’être auditionné par l’armée, promet de se rendre au Nigeria, dans les prochains jours, pour les besoins de l’enquête

Pour sa part, Ahmed Bolori, qui nie avoir des liens avec Boko Haram, a confié à la BBC avoir appris par les réseaux sociaux qu’il était recherché par l’armée nigériane.