Nigeria : les finances publiques à genoux!

Au Nigeria, les revenus des ventes de pétrole ont diminué de plus de deux tiers entre septembre 2014 et juillet 2015. Alors que l’économie de ce pays d’Afrique de l’Ouest tire du brut plus de 90% de ses revenus à l’export.

Au Nigeria, les finances publiques sont au plus mal. En ce sens que la compagnie nationale pétrolière nigériane, la NNPC vient de publier son rapport d’opération qui indique que les revenus des ventes de pétrole ont diminué de plus de deux tiers entre septembre 2014 et juillet 2015.

Le pétrole est le poumon de l’économie nigériane et le brut représente le premier produit à l’export. Mieux, le brut forme à lui seul les trois quarts du budget national et près de 15% du produit intérieur brut (PIB) du Nigeria. Normal que la chute enregistrée, depuis un an, des prix du baril du pétrole entraîne avec elle les finances publiques nigérianes.

Sur un programme d’emprunt de 4 milliards d’euros, environ la moitié a été utilisée pour payer les salaires du secteur public. Pire, au mois d’avril dernier, la plupart des Etats fédéraux s’étaient retrouvés devant l’incapacité de rémunérer leurs fonctionnaires.

La seule garantie dont dispose le pays reste les réserves de la Banque centrale nigériane qui conserve près de 26 milliards d’euros dans ses caisses; ce qui représente près de six mois d’importations. Suffisant pour dire que les finances publiques du Nigeria sont au rouge. Et si cette chute des cours du pétrole se poursuit, le Nigeria pourrai faire face à l’une ses plus graves crises financières de son histoire