Nigeria : les bons comptes font les bons amis

La Commission des Communications du Nigeria a suspendu, vendredi, l’une des quatre licences nationales de télécommunication. La Communication investment limited, l’opérateur pénalisé, n’aurait pas respecté les délais de paiement pour sa récente acquisition.

Quatorze jours, pas un de plus. On ne badine pas avec les délais de la Commission des communications du Nigeria (NCC). L’opérateur privé, la Communication investment limited (CIL), l’aura appris à ses dépens. Pour ne pas avoir réglé à temps ses créances pour l’acquisition de l’une des quatre licences nationales GSM du pays, la NCC lui a repris, vendredi, son autorisation d’exploitation du réseau.

La CIL avait obtenu, en janvier dernier à Abuja, l’une des quatre fréquences mises en vente aux enchères par les autorités. Une ardoise de 285 millions de dollars dont la société devait s’acquitter dans un délai maximum de 14 jours. Ce qu’elle n’aurait pas fait selon la NCC.

Retard et banqueroute

La Société nationales des télécommunications du Nigeria, Econet wireless Nigeria Ltd et la MTN Nigeria Ltd, les titulaires des trois autres licences, n’ont pas eu à subir les foudres de la NCC. La clause 4.711 du cahier des charges stipulait que tout paiement qui n’aurait pas été effectué dans les temps, entraînerait le retrait de la licence et la saisie de la somme déposée en garantie.

Le principal responsable d’une CIL au bord de la banqueroute, Mike Adenuga, conteste la décision de la NCC. Il a sollicité des entretiens avec des membres du gouvernement pour que ceux-ci interviennent dans le règlement de cet embarrassant litige. Tout pourrait donc se régler dans les arcanes du pouvoir, reste à savoir si les doléances de la CIL sauront rencontrer un accueil favorable.