Nigeria : l’armée massacre 150 membres de Boko Haram et perd 16 hommes

L’armée nigériane a annoncé, ce mercredi, avoir tué 150 membres de Boko Haram, lors d’un raid dans le nord-est du pays, dans l’Etat de Borno. L’opération a eu lieu le 12 septembre et entre dans le cadre de la vaste offensive menée par les forces nigérianes contre la nébuleuse, responsable de la mort de 1 500 personnes.

L’armée nigériane semble bien décidée à éliminer un à un les membres du groupe terroriste Boko Haram. Elle a une nouvelle fois annoncé, ce mercredi, avoir tué 150 éléments de la nébuleuse, lors d’un raid contre leur camp, dans le nord-est du pays, dans l’Etat de Borno. « L’armée a attaqué le camp le 12 septembre. Environ 150 terroristes de Boko Haram ont été tués, et l’armée a perdu 16 soldats. Neuf soldats sont portés disparus », a précisé à l’AFP un porte-parole militaire de l’armée nigériane, Ibrahim Attahiru.

Appel à renforcer la lutte contre le terrorisme

Les forces armées nigérianes poursuivent donc leur vaste offensive contre les membres de Boko Haram, dans le nord du pays. Une traque qui a débuté en mai dernier. Considérée comme une secte par les autorités nigérianes, le groupe terroriste est responsable de la mort de plus de 1 500 personnes dans le pays depuis 2009. Le mouvement commet régulièrement de meurtriers attentats, dont les populations payent le lourd tribut. Le Nigeria a en effet souvent connu des fêtes de fin d’année ensanglantées, notamment à Noel où encore la Saint Sylvestre, où le groupe profite des grands rassemblements dans les églises pour commettre l’irréparable.

Pour mettre un terme une bonne fois pour toute aux activités du groupe, qui a pour but d’établir une république islamique au nord, le Président nigérian Goodluck Jonathan a appelé samedi dernier les jeunes officiers de l’armée nigériane à renforcer la lutte contre le terrorisme et l’insécurité dans le pays. Il a effectué cette annonce lors de la cérémonie de fin d’étude des officiers à l’Académie de défense du Nigeria à Kaduna, dans le nord du pays. En attendant, malgré la volonté de l’armée de l’éradiquer, le groupe continue de terroriser les populations.