Nigeria : Boko Haram frappe encore et fait plus de 300 morts

Des assaillants en treillis militaires, membres présumés de la secte Boko Haram ont attaqué la ville de Gamburu, au nord-est du Nigeria. Plus de 300 morts seraient à déplorer.

Alors que Français et Américains se sont récemment insurgés contre les exactions de Boko Haram et ont proposé leur aide, la secte islamiste poursuit ses attaques. Les morts victimes de ce groupe armée se comptent par centaine, ces derniers jours. Alors que 11 nouvelles jeunes filles ont été enlevées dans le nord, ce dimanche, plus de 300 tués sont à déplorer dans une attaque, ce lundi. Le lendemain, le Niger a annoncé avoir affronté des éléments de Boko Haram sur son territoire.

« Le bilan de l’attaque est d’environ 300 morts », a déclaré le sénateur de cette région, Ahmed Zanna, selon l’AFP. Ce lundi, des assaillants armés, habillés en treillis militaires et membres présumés de la secte islamiste Boko Haram ont attaqué la ville de Gamburu, au nord-est du Nigeria. Ils ont ouvert le feu et tué à l’arme blanche sur le marché de la ville. Le bilan pourrait s’alourdir dans les heures à venir.

Dans cette même région, 11 jeunes filles ont à nouveau été enlevées, ce dimanche. « Les combattants de Boko Haram ont enlevé 11 filles âgées de 12 à 15 ans dans les villages de Warabe et Wala », a déclaré un responsable municipal de la région, Hamba Tada. La secte n’a tué personne ce jour-là et se sont contenté de frapper à différentes portes de la localité pour enlever des jeunes filles.

C’est une réelle démonstration de force de Boko Haram

C’est un réelle démonstration de force de Boko Haram, ces derniers jours. Ce mardi, le Niger a annoncé avoir affronté des éléments armés, membres présumés de cette même secte, dans la région de Diffa, au sud du pays, au croisement entre la frontière du Nigeria et du Tchad. Des policiers et des gendarmes seraient tombés dans une embuscade de ce groupe armé avant que les combats ne s’enveniment. « Nous avons dû envoyer des renforts de l’armée, de la gendarmerie et de la garde nationale, et les combats, très violents, ont duré plus d’une heure », a indiqué le préfet de Diffa, Inoussa Saouna.

Cette région est le refuge pour près de 50 000 Nigérians qui ont fui les combats entre l’armée de leur pays et la secte islamiste Boko Haram.