
Une attaque armée contre un site minier a fait au moins six morts et deux blessés samedi dans l’État du Plateau, au centre du Nigeria.
L’attaque a eu lieu aux environs de 12 heures, selon des sources sécuritaires citées par la presse nigériane. Des hommes armés ont ouvert le feu sur les personnes présentes sur le site minier situé dans le village de Lajam Marit, dans le district de Ropp.
Des soldats de l’opération Enduring Peace (OPEP), déployés à Dorowa, sont intervenus après avoir été alertés. À leur arrivée, ils ont découvert plusieurs victimes. Six habitants avaient été tués par balles et deux autres personnes blessées. Les deux blessés, identifiés comme Samuel Mamod et le militaire Mamod Francis Samuel, auraient été évacués vers l’hôpital général de Barkin Ladi pour recevoir des soins.
Les forces de sécurité renforcent leur présence
Après l’attaque, les troupes ont renforcé leurs opérations autour de Dorowa, Babuje, Marit et Lajam. Des patrouilles et des opérations de renseignement doivent permettre d’identifier les assaillants, d’établir les circonstances exactes de l’attaque et de prévenir de nouvelles violences dans les communautés touchées.
Cette attaque intervient alors que plusieurs localités du Plateau sont confrontées à une nouvelle série de violences. L’État a récemment imposé un couvre-feu nocturne dans Barkin Ladi, Bokkos et Mangu après plusieurs incidents meurtriers.
Le Nigeria en proie à des attaques armées
Le Nigeria traverse une crise sécuritaire marquée par la multiplication des assauts menés par des gangs criminels et des réseaux de kidnappeurs. Dans les régions du Nord-Ouest et du Centre, ces « bandits » armés multiplient les raids meurtriers contre les villages et les axes routiers. L’enlèvement de masse est devenu une véritable industrie financière pour exiger des rançons astronomiques.
En parallèle, le Nord-Est du pays demeure en proie à une insurrection djihadiste menée par Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Ces groupes terroristes commettent des attaques à grande échelle contre les civils et les positions militaires, dans le but de mettre à mal l’autorité de l’État et d’imposer leur contrôle sur la région du lac Tchad.
La situation s’est complexifiée avec la convergence opérationnelle entre ces deux menaces. Les services de renseignement observent désormais des alliances de circonstance, où les réseaux terroristes fournissent des armes sophistiquées aux bandits en échange d’une part des rançons.




