
Au moins 15 agriculteurs et personnes parties chercher du bois de chauffage ont été tués dans une attaque attribuée à des combattants de Boko Haram dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Trois autres personnes sont toujours portées disparues, selon la police.
Une nouvelle attaque contre des civils endeuille l’État de Borno. Des habitants de la zone de Marte ont été pris pour cible alors qu’ils travaillaient dans leurs champs ou s’étaient rendus dans la brousse pour ramasser du bois de chauffage. L’attaque s’est produite mercredi soir dans les secteurs d’Ala et de Musune, selon les informations rapportées par les autorités et des sources locales.
Le porte-parole de la police de l’État de Borno, Nahum Daso, a confirmé la mort de 15 personnes. Il a également indiqué que trois autres habitants étaient toujours recherchés. « Il y a eu une attaque à Marte. Quinze personnes ont été tuées tandis que d’autres sont toujours portées disparues », a-t-il déclaré, précisant que les informations disponibles restaient encore limitées.
Selon des sources locales, 18 personnes s’étaient rendues dans les environs pour travailler dans les champs ou ramasser du bois. Quinze corps ont été retrouvés puis inhumés jeudi conformément aux rites musulmans. Les recherches se poursuivent pour retrouver les trois personnes manquantes.
Des civils pris pour cible
Les victimes seraient de jeunes hommes, des pères de famille et des personnes âgées. Une source communautaire citée par plusieurs médias nigérians affirme que les victimes ont été surprises par les assaillants, ligotées puis exécutées. Elle affirme également que certains corps auraient été difficiles à identifier.
Ces éléments n’ont toutefois pas été détaillés ni confirmés par la police, qui a indiqué que la collecte d’informations se poursuivait. Une autre source locale évoque également l’hypothèse selon laquelle les assaillants auraient accusé certains habitants de fournir des informations aux forces de sécurité, mais cette version n’a pas été confirmée officiellement.
Amnesty International a condamné l’attaque et estime que le ciblage de civils constitue une grave violation du droit international humanitaire. Elle appelle les autorités nigérianes à renforcer la protection des populations rurales exposées aux attaques dans le nord-est du pays.




