Niger : la lutte pour éviter de se battre

Rien de tel qu’un petit combat pour resserrer les liens d’amitié entre les peuples. Des lutteurs nigériens se produisent, depuis la mi-février, dans la ville frontalière béninoise de Malanville, pour l’entente entre les deux pays.

Sur les rives du fleuve Niger, à 733 km au nord de Cotonou, Malanville est la plus septentrionale des villes du Bénin. Au centre de l’axe commercial, fluvial et terrestre avec le Niger, elle aura été témoin de nombreuses échauffourées entre les deux nations. Heureusement, ce n’est plus le cas… A travers la lutte traditionnelle, des sportifs nigériens apportent, depuis le 15 février dernier, leur pierre à l’édifice d’une amitié fragile et retrouvée. Les Malanvillois sont ravis.

C’est à la Maison des jeunes que  » la porte du Bénin  » accueille ces ambassadeurs de l’entente entre les deux nations. Il s’agit pour ces derniers de  » consolider les liens d’amitié  » avec les populations frontalières du Niger. Une idée originale qui semble porter ses fruits.

La bannière très fédératrice du sport

Au lieu de voir d’un mauvais oeil l’arrivée, sur leurs propres terres, de leurs proches voisins, qui pourtant viennent pour en découdre, les Malanvillois apprécient le geste et saluent le spectacle. Jeunes et moins jeunes se pressent pour voir s’affronter les lutteurs nigériens et pour participer aux nombreuses séances d’initiation organisées pour l’occasion. Regard bienveillant et conseils avisés, les maîtres dispensent alors un peu de leur art et n’hésitent pas à payer de leur personne pour stimuler les apprentis lutteurs.

La lutte pour éviter de se battre, un exemple à méditer.