Niger : des braconniers arrêtés pour avoir abattu des gazelles dorcas

La réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma a été le théâtre de braconnages ces derniers temps, mais ce triste épisode fait désormais partie du passé. Les forces de sécurité en charge de cet espace ont en effet mit la main sur un groupe de quatre braconniers, responsables du massacre d’une quarantaine de gazelles dorcas.

Les gazelles dorcas sont une espèce en voie de disparition. Leur rôle est incontournable dans le maintien de l’écosystème et à ce titre, elles sont particulièrement protégées aussi bien par le gouvernement nigérien que certaines organisations internationales. Dès lors, les forces de sécurité ne pouvaient décemment pas laisser agir les braconniers impunément. Ces derniers ont été appréhendés à 350 km à l’ouest de Zinder dans la réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma.

Les braconniers délestés d’un impressionnant butin

La saisie a permis d’entrer en possession de 28 trophées et 7 peaux de gazelles dorcas, de même que 20 carcasses complètes de viande séchée. Ce butin a été présenté au gouverneur de Zinder par les forces de sécurité en même temps que les quatre coupables.

Pour le gouverneur de Zinder, tout le poids de la loi doit s’abattre sur ces braconniers. Comme il l’a d’ailleurs affirmé : « On ne peut pas faire des concessions pour ce genre d’actions ». Les mesures de répression des actes de braconnages au Niger sont très sévères, car le pays observe depuis quelques années, maintes extinctions d’espèces animales. Il s’agit entre autres du lycaon ou chien sauvage d’Afrique, du vautour à tête blanche ou de la gazelle dama. Outre le Niger, d’autres pays africains sont confrontés au braconnage. En Afrique du Sud, le phénomène a augmenté de 30% avec la crise sanitaire liée au coronavirus.