Niger : changement au sein de la hiérarchie militaire suite à l’attaque terroriste de Chinagoder


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Des forces de défense du Niger
Des forces de défense du Niger

La hiérarchie militaire nigérienne subit encore les affres de l’attaque terroriste du 9 janvier dernier à Chinagoder qui avait fait 89 morts dans le rang des soldats et qui est consécutive à celle d’Inates de décembre 2019 qui avait fait 71 morts. Le lundi 13 janvier 2020, le Conseil des ministres a décidé de procéder au remplacement du chef d’état-major de l’armée de terre, du chef d’état-major des armées, du Secrétaire général du ministère de la Défense et de l’inspecteur général des armées.

Après l’attaque terroriste qui avait frappé le camp militaire d’Inates, le gouvernement n’avait pris aucune sanction à l’encontre du corps armé, mais avec la perte supplémentaire de 89 soldats à Chinagoder, il a décidé de frapper, et c’est la hiérarchie militaire qui en paye les frais.

Un conseiller de la présidence explique qu’il s’agit d’un acte destiné à exprimer la réactivité du pouvoir. Une source sécuritaire ajoute que ce remaniement dans le corps armé lui apportera un souffle nouveau et renforcera le moral des soldats.

Plusieurs notes vocales de présumés militaires qui ont circulé sur les réseaux sociaux, ces derniers jours, portent à croire à une montée de grogne chez certains soldats. Mais aucune d’elle n’a été authentifiée.

L’heure de tester de nouvelles approches

L’unique confirmation actuelle est que la tension était montée au poste d’Ekrafane, non loin de la frontière du Mali, vendredi dernier. Une source proche du gouvernement déclare que les soldats se sentent de plus en plus vulnérables et certains avaient décidé de faire un rabattement au Sud sur la garnison d’Abala.

Comment seront perçues les nominations répressives du 13 janvier dans les rangs de l’armée ? Réussiront-elles à calmer les ardeurs des membres de l’opposition qui exigent des comptes de la part du pouvoir ?

En réponse à ces interrogations, un ancien ministre nigérien répond qu’il faudra beaucoup plus qu’un simple changement d’hommes pour régler la situation et remporter la guerre. Mais l’heure à quand même sonné pour que le Niger teste de nouvelles approches.

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