New-York Forum Africa : en avant

Libreville vibre du 14 au 16 juin 2013 au rythme du deuxième New-York Forum Africa. Le pari gagné du Premier Forum, en juin 2012, est en cours de réédition. Avec une ambition : célébrer les noces de l’initiative privée et du développement des infrastructures publiques. Investir à la fois dans l’activité et dans les conditions préalables du développement. La présence de 6 Chefs d’Etat africains, vendredi 14 juin à Brazzaville, manifestait ce nouvel horizon du développement de l’Afrique.

Tout est dans la manière, et dans la qualité du travail des équipes de Richard Attias : réunir les interlocuteurs de premier rang, dans tous les domaines économiques, et les amener à débattre sans langue de bois, sur des sujets concrets.

La matinée du vendredi 14 juin restera de ce point de vue dans les annales africaines : Christine Ockrent animait successivement deux tables rondes. La première, où s’affrontaient par exemple Fatou Bensouda, Procureur général de la cour Pénale Internationale, Hubert Védrine, ancien Ministre français des Affaires étrangères de François Mitterrand, Louise Mushikiwabo, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Rwanda. Et une seconde, réunissant 6 chefs d’Etat du continent africain, autour d’Ali Bongo Ondimba : Denis Sassou Nguesso, Theodore Obiang, Macky Sall, Michel Djotodia, Idriss Déby.

Avec une même question : la question de l’Afrique. Comment faire pour que la croissance africaine, remarquable, soutenue malgré la crise mondiale, soit porteuse d’emploi et de progrès pour les populations et en particulier les jeunesses africaines. Question posée d’emblée par Ali Bongo. Question posée par Richard Attias. Réponse, surtout, attendue par tous les peuples d’Afrique.

Or précisément c’est l’ambition du New York Forum de créer les conditions de cette réponse : rapprocher les énergies, les volontés et les investisseurs. Mettre ensemble ceux qui décident pour les Etats et ceux qui choisissent pour les entreprises internationales, les faire dialoguer de manière concrète autour de projets de développement « inclusifs ». Car comme l’affirma avec force Ali Bongo Ondimba : L’Afrique sait aujourd’hui qu’elle sera l’actrice de son propre développement. Et qu’elle doit en être aussi la première bénéficiaire.

De cette approche concrète, Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, se fit le pédagogue exemplaire, expliquant comment il concevait la coopération entre pouvoirs publics et entreprises privées désireuses de développer leurs activités au Congo. D’un côté, l’apport d’un savoir-faire et de technologies, visant à développer des activités créatrices d’emplois. De l’autre, le financement par l’Etat des conditions, infrastructures de communication et apports énergétiques, nécessaires à l’installation des activités de transformation et de production.

Et soudain c’est tout l’esprit du New-York Forum qui prenait corps : les noces du public et du privé, de l’économie et du développement, de la prise en compte des besoins sociaux et structurels d’un Pays, en même temps que des aspirations légitimes des créateurs de richesse.

Pari gagné, rencontres scellées, ambitions démultipliées, le New-York Forum Africa constitue désormais le rendez-vous annuel de la croissance du continent.