
Selon plusieurs médias français et marocains, des biens franciliens liés à l’héritage de la défunte princesse Lalla Latifa, mère du roi Mohammed VI, seraient en cours de cession. Au cœur de ce dossier, un hôtel particulier d’exception à Neuilly-sur-Seine, affiché à 20,055 millions d’euros, tandis qu’un second bien neuilléen et un penthouse à Courbevoie sont également évoqués dans la presse. Au Maroc, l’information circule surtout via les médias en ligne et les réseaux sociaux et nourrit un débat feutré où se mêlent curiosité, symbole et grande prudence car il n’est jamais simple d’évoquer la fortune royale.
Un joyau à Neuilly : 1 325 m², vue bois de Boulogne et la Fondation Louis Vuitton
La pièce maîtresse de cette séquence immobilière est un hôtel particulier situé à Neuilly-sur-Seine, présenté comme un bien hors-norme par l’agence chargée de sa commercialisation. D’après l’annonce publiée par Engel & Voelkers, le prix demandé est de 20 055 000 euros, pour 16 pièces, 9 chambres, environ 1 325 m² de surface et un terrain d’environ 569 m². Le descriptif met en avant une vue dégagée sur le bois de Boulogne et la Fondation Louis Vuitton, un jardin paysager d’environ 245 m², ainsi qu’un sous-sol aménagé avec piscine, hammam et salle de sport, tout en précisant que des travaux sont à prévoir.
Le Figaro Immobilier et d’autres supports spécialisés confirment l’existence de cette mise en vente et son niveau de prix, en la replaçant dans un contexte de réorganisation patrimoniale après le décès de Lalla Latifa en juin 2024. Ces titres soulignent aussi la rareté d’une telle annonce visible, alors que ce type de transaction s’effectue le plus souvent de manière discrète, voire entièrement “off market”.
Un second bien à Neuilly et un penthouse à Courbevoie
Au-delà de cet hôtel particulier à plus de 20 millions d’euros, plusieurs médias évoquent un second hôtel particulier à Neuilly, décrit comme plus “modeste” mais toujours très haut de gamme. Il est question d’une surface supérieure à 500 m², d’une dizaine de pièces, d’un jardin d’environ 200 m² et d’un prix autour de 7,5 millions d’euros, des éléments mentionnés dans la presse mais qui ne s’appuient pas sur une annonce immobilière publique clairement identifiable.
Un troisième actif est régulièrement cité : un penthouse à Courbevoie, à proximité du quartier d’affaires de La Défense, présenté comme un bien annexe dans cet ensemble patrimonial. Il servirait surtout à loger le personnel. À la différence de la grande propriété de Neuilly, aucune fiche d’agence aisément consultable ne permet, à ce stade, de documenter de manière précise ce penthouse (prix, surface, photos) ni de le relier de façon incontestable à la succession, ce qui impose une certaine réserve dans l’interprétation.
Le nom de Bougival apparaît aussi dans certaines évocations médiatiques, car c’était un endroit que Lalla Latifa où il est présenté comme une possible autre localisation de biens liés à la famille royale marocaine en région parisienne. Toutefois, aucun ensemble d’éléments recoupés appréciait et où elle avait une demeure. Mais ces dernières années elle vivait à Paris et Neuilly, et cette autre maison a peut être déjà été cédée.
Un sujet qui circule surtout en ligne au Maroc
Au Maroc, le traitement médiatique de ce dossier fonctionne comme un révélateur du “thermomètre” de l’opinion autour de la monarchie et de son patrimoine, avec une forte dominante numérique. Ce sont principalement des sites d’actualité marocains francophones qui ont repris les informations publiées à l’étranger, en listant les biens concernés, les montants avancés et le lien supposé avec la succession de Lalla Latifa.
Sur les réseaux sociaux, la circulation se fait via des reprises d’articles, des captures d’écran d’annonces et des posts commentés, notamment sur Instagram, Facebook et X. Les réactions oscillent entre fascination pour l’immobilier ultra-luxe, questionnements sur le symbole de cette richesse royale, du rapport à la France et simple curiosité face à un patrimoine longtemps perçu comme lointain ou abstrait.
Un révélateur du pouvoir de l’immobilier de prestige
Ce dossier raconte aussi quelque chose de Paris et de sa proche couronne, où l’immobilier de prestige reste une valeur refuge et une forme de monnaie internationale pour les grandes fortunes et certaines familles au pouvoir. À Neuilly, alors que le marché résidentiel classique se tend pour les ménages, la vitrine des biens à 8, 15 ou 20 millions d’euros fonctionne comme un monde à part, avec ses propres codes, ses intermédiaires spécialisés et ses usages de discrétion plus ou moins assumés.
La singularité de l’affaire réside dans le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’un fantasme ou d’une rumeur : une annonce détaillée, chiffrée et illustrée existe bel et bien pour l’un des biens, et elle est accessible au public et aux médias. C’est précisément cette visibilité inhabituelle, croisée à l’identité supposée des propriétaires, qui nourrit aujourd’hui les commentaires, en France comme au Maroc, entre lecture patrimoniale, lecture politique et pure curiosité immobilière.






