Namama Fadiga : portrait d’une handballeuse accomplie

Namama Fadiga est la capitaine sortante de l’équipe nationale ivoirienne de handball. Signes particuliers : 20 ans de carrière au service du handball ivoirien et un palmarès édifiant. Portrait d’une femme et une athlète accomplie.

Namama Fadiga est née à Bouaké le 11 mai 1965, mahou (ethnie de Côte d’Ivoire) originaire de Touba (nord du pays). Elle est la capitaine sortante, depuis avril 2000, de l’équipe nationale ivoirienne de handball. Poste qu’elle occupe aussi au sein de l’Africa Sport d’Abidjan depuis 1988. Namama Fadiga, Mme Allangba depuis le 23 novembre dernier, a consacré, comme elle le souligne,  » sa jeunesse au handball ivoirien « .

Elle estime, après 20 ans de carrière, que  » l’on doit laisser la place aux jeunes tout en étant présent pour les conseiller « . Sa carrière débute en 1980. Namama Fadiga évolue aussitôt en équipe nationale junior dont elle devient capitaine en 1982. Elle joue à l’ASC Abinader de Bouaké et l’Asec Mimosa d’Abidjan. La jeune femme mène dès 1981 une carrière parallèle en équipe nationale senior. Capitaine de l’équipe nationale depuis 1987, elle intègre en 1991, tout en menant sa carrière sportive de front, le cabinet du ministère des Sports en tant que chargée d’études. Elle sera par la suite chargée de mission. Aujourd’hui, elle attend une nouvelle affectation.

Lauriers, lauriers, et encore des lauriers

Son palmarès est édifiant. Détentrice de la coupe d’Afrique des Nations Junior en 1980, 1982 et 1984, et six fois de la coupe d’Afrique des clubs champions (1981, 1983, 1984, 1991, 1992, 1996). De même, elle remporte de 1992 à 1998 et en 2000, la coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. 1987 sera une année bénie. L’équipe nationale senior gagne la coupe d’Afrique des Nations et est médaillée d’or aux Jeux Africains. L’équipe ivoirienne de handball est la plus titrée d’Afrique même si l’Angola est actuellement la meilleure équipe continentale.

Si elle était un animal, elle voudrait être un poisson. Animal dont elle apprécie la discrétion et la douceur. Qualités qui sont aussi les siennes. Mais on ne doit pas s’y tromper, c’est aussi une battante. Namama Fadiga avoue néanmoins avoir un faible pour la Ville Lumière et la couleur bleue. Quoi de plus normal pour un poisson!

Evoluant dans une équipe multiethnique qui ne connaît pas les affres que traverse la société ivoirienne, elle note que  » les sportifs ne s’intéressent pas à la politique « . Ses voeux pour 2001 : une année prospère pour le handball et le sport ivoirien dans son ensemble. Et la paix pour la Côte d’Ivoire.