Naissance d’un champion sud-africain sur quatre roues ?

Gavin Cronje a gagné les championnats du monde de karting qui se sont déroulés le week-end dernier à Porto-Rico. Le jeune espoir sud-africain s’est peut-être ouvert les portes d’une carrière internationale dans les sports mécaniques.

Gavin Cronje marchera-t-il sur les traces de Jody Scheckter, son glorieux compatriote sud-africain qui fut, en 1979, l’avant-dernier champion du monde de Formule 1 pour la marque italienne mythique Ferrari ? A vingt-et-un ans, l’espoir des sports mécaniques sud-africains a, en tous cas, déjà franchi un pas important en dominant, samedi à Porto-Rico, le Challenge mondial Rotax de karting 100 cm3.

Les kartings sont de simples châssis sans carrosserie ni suspensions, à la fois très légers et extrêmement rigides. Ils comprennent quatre pneus lisses pour une adhérence optimale, un moteur et deux freins implantés à l’arrière du pilote – ce dernier étant assis à moins de dix centimètres du sol. Avec un moteur de 100 cm3, ces véhicules très élémentaires sont capables d’atteindre 180 km/h.

Déjà en automobile

Cronje s’est imposé devant un parterre de quatre-vingt espoirs du karting international, venus de dix-huit pays pour en découdre et s’imposer face à la presse mondiale du sport automobile. Sa victoire est complétée par la deuxième place de Lerooy Poulter, une autre Sud-africain, et la belle prestation – malgré un abandon – de son jeune frère Mark Cronje. Selon le journal Cartoday qui avait fait le déplacement, le vainqueur a remporté  » avec facilité  » les quatre manches de l’épreuve.

Pour arriver sur la ligne de départ à Porto-Rico, Gavin Cronje s’était imposé lors de six manches qualificatives régionales, qui s’étaient tenues plus tôt dans l’année au Cap, à Gauteng et au Zimbabwe.

Dans son pays, Gavin est déjà une vedette de son sport, malgré son jeune âge pour un pilote. Après trois titres nationaux en karting, il est passé à l’automobile dès 1999, confirmant que des succès en karting sont souvent la première étape d’une carrière sportive sur quatre roues. Jusqu’en Formule 1 ?