Musique d’AFRIK : Algérie, quand Cheb Khaled chantait « Aïcha »

Il y a 20 ans, le musicien chanteur-compositeur d’origine algérienne Cheb Khaled sortait son album Sahra qui révélait les talents d’un artiste hors pair à travers son tube planétaire Aïcha qui avait un écho dans le monde entier.

Qui ne se rappelle pas de la chanson « Aïcha » de Cheb Khaled ? Sans doute ceux qui n’étaient pas encore nés à cette époque. Mais tous ceux qui ont vu passer l’année 1996 ont chanté, chantonné ou bougé sous les sonorités d’une musique à l’époque magique. Dans sa voix sublime, l’Algérien, avec son sourire magnifique, faisait planer les populations du monde ; jeunes, vieux et même les bébés qui, à force de voir leurs parents soit esquisser des pas de danse ou même un sourire au seul contact auditif de ce tube aux relents internationaux. Aïcha a, comme toute bonne musique, adoucit beaucoup de mœurs, mais aussi de cœurs. 20 ans après sa sortie en 1996, AFRIK revient sur cette chanson en vidéo avec les paroles.

A propos du titre Aïcha

Aïcha est le titre d’une chanson franco-algérienne écrite par Jean-Jacques Goldman pour le chanteur de raï algérien Khaled. Le nom Aïcha est un prénom féminin arabe. Le single original en français n’est jamais sorti en album, mais l’album Sahra de Khaled, paru en 1996, contient une version bilingue français/arabe de la chanson. Les paroles en arabe de la version bilingue ont été ajoutées par Khaled.

Les paroles

Comme si je n’existais pas, elle est passée à côté de moi. Sans un regard, reine de Saba, j’ai dit, Aïcha, prends, tout est pour toi.

Voici, les perles, les bijoux, aussi l’or autour de ton cou. Les fruits, biens mûrs au goût de miel, ma vie, Aicha si tu m’aimes!

J’irai où ton souffle nous mène, dans les pays d’ivoire et d’ébène. J’effacerais tes larmes, tes peines, rien n’est trop beau pour une si belle

Aïcha, Aïcha écoute-moi, Aïcha, Aïcha t’en vas pas, Aïcha, Aïcha regarde moi, Aïcha, Aïcha réponds-moi.

Je dirais le mots des poèmes, je jouerais les musiques du ciel, je prendrais les rayons du soleil, pour éclairer tes yeux de reine.

Oooh! Aïcha, Aïcha écoute-moi, Aïcha, Aïcha t’en vas pas

Elle a dit: « Garde tes trésors, moi, je vaux mieux que tout ça. Des barreaux sont des barreaux même en or. Je veux les mêmes droits que toi, et du respect pour chaque jour, moi je ne veux que l’amour »