Mpande Star au top

Attention, Mpande Star revient ! Avec Uppercut, son quatrième album,  » l’enfant terrible du Cameroun  » confirme son talent et s’inscrit, à 25 ans, comme une valeur sûre de la musique africaine. Mélange de zengué, de soukouss, de makossa et de rumba, l’opus témoigne d’une production très soignée et devrait générer plus d’un tube.

Certains journalistes succomberont, sans doute, à la facilité avec un jeu de mots du genre :  » Uppercut, l’album coup de poing  » pour qualifier le quatrième album de Mpande Star. Mais quitte à rester dans le même registre,  » l’enfant terrible du Cameroun  » aurait très bien pu appeler son opus TNT que d’aucun n’aurait pas manqué de qualifier  » d’album explosif « , tant il recèle d’énergie. Une formule réductrice pour une production extrêmement bien soignée. A 25 ans, l’artiste fait montre d’une belle maturité artistique et confirme son indéniable talent.

Zengué, soukouss, makossa, rumba, Mpande Star a construit son identité musicale à travers le mélange de rythmes camerounais, congolais et antillais. Auteur, compositeur et interprète, Mpande s’occupe également de la direction artistique et des arrangements sur les titres de l’album. Le jeune artiste reste le principal maître à bord.

Haute volée

Uppercut annonce la couleur dès le premier titre éponyme de l’album. Tout y est. Un tube en puissance qui devrait facilement trouver sa place dans n’importe quelle soirée afro. Et Mpande Star enchaîne avec un medlay très réussi de quelques-uns des grands cartons des années 80. Revus et corrigés à la sauce Mpande.

Commencé sur les chapeaux de roues, l’album trouve peu à peu son rythme de croisière. Si la seconde partie d’Uppercut est un ton en dessous, on sent tout de même que chaque morceau a été travaillé avec soin. Mais ne nous y trompons pas car ce ton en dessous, que nous semblons ici pointer du doigt, reste le ton haut dessus que beaucoup d’artistes rêveraient d’atteindre. Un album sans conteste à avoir.